Volley: la France a changé de statut entre les Mondiaux 2014 et 2018

L’équipe de France masculine de volley-ball dispute le Championnat du monde 2018, organisé entre le 9 et le 30 septembre en Bulgarie et en Italie. Il y a quatre ans, lors de la précédente édition, les Français avaient fini 4e et ouvert une ère pleine de succès. Les Bleus espèrent désormais confirmer et décrocher un titre mondial ou olympique inédit.

En 2014, l’équipe de France masculine de volley-ball faisait presque figure de parent pauvre du sport collectif français. Mais quatre ans plus tard, les choses ont bien changé. Les « Bleus » ont notamment été sacrés champions d’Europe en 2015 et ont remporté la très relevée Ligue mondiale à deux reprises (2015 et 2017).

Du coup, battre une équipe comme celle de Serbie 3 sets à 2 (26-28, 25-27, 25-19, 25-13, 15-12), en match de préparation au Mondial 2018, ne fait plus figure d’exploit ou presque. « Même si on avait perdu trois sets à zéro, nos ambitions seraient restés les mêmes », relativise ainsi l’entraîneur des « Bleus », Laurent Tillie, ce 2 septembre à Paris, quelques minutes après le coup de sifflet final.

«En 2014, on était un peu des outsiders»

C’est dire le chemin parcouru par le volley tricolore depuis le Mondial 2014 en Pologne. « On était arrivé à ce tournoi sans étiquette, se souvient le capitaine Benjamin Toniutti. On était un peu des outsiders. Mais on avait très bien joué et on n’est pas passé loin d’une médaille. Peut-être par manque d’expérience ».

La 4e place avait toutefois agit comme un déclic. « On est un peu frustré d’avoir fini quatrième, sourit Laurent Tillie. C’est pour ça qu’on espère décrocher une médaille. Et c’est pour ça qu’on se bat et qu’on s’entraîne ».

Le technicien, en poste depuis 2012, ajoute : « Notre équipe a changé de statut parce qu’on a quand même gagné beaucoup d’autres médailles, en l’espace de quatre ans. On a aussi changé de statut parce que nos joueurs évoluent dans les meilleurs clubs et qu’ils sont reconnus comme étant les meilleurs à leurs postes. »

«On fait partie des favoris»

Résultat, les Français abordent l’édition 2018 (9 au 30 septembre en Bulgarie et  en Italie) sans complexe. « On fait partie des favoris, comme beaucoup d’autres équipes », estime ainsi Benjamin Toniutti.

Un avis en grande partie partagé par son partenaire, Kevin Le Roux : « On n’est pas les favoris mais on fait partie des favoris, au moins dans les cinq premières équipes au monde. On sait qu’on sera donc attendu et que les équipes les moins fortes vont tout donner pour nous embêter jusqu’au bout. »

A Ruse, en Bulgarie, les « Bleus » affronteront tour à tour la Chine (12 septembre), le Brésil (13), l’Egypte (14), les Pays-Bas (16) et le Canada (18), dans le groupe B. Ils espèrent que leur joueur-vedette Earvin Ngapeth sera, pour l’occasion, remis d’une blessure aux abdominaux.

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