TOURNOI DE L’UFOA 2E EDITION, FINALE PLAY-OFF DEMAIN (18H) A THIES SENEGAL-GHANA : Les Lions déterminés à inscrire leur nom au palmarès

Le Ghana remettra, demain, son titre en jeu lors de la finale de la 2e édition du tournoi de l’Ufoa qu’il disputera face au Sénégal. Un test majeur en perspective pour le pays hôte déterminé à inscrire son nom au palmarès de cette compétition.

Il y a une expression très répandue qui dit qu’« une finale ne se joue pas, elle se gagne ». Celle qui opposera, demain, le Sénégal au Ghana ne va certainement pas déroger à la règle. Arriver en finale d’une compétition, quelle qu’elle puisse être, procure une sensation unique. C’est l’aboutissement d’un travail acharné et une montée d’adrénaline extraordinaire. Mais entre jouer une finale et la gagner, il y a tout un gouffre. Il faudra suer, se battre, trimer 90 minutes durant pour espérer que la chance soit de son côté. « Il y a une philosophie qui dit que la finale n’est pas pour l’entraîneur, elle est pour les joueurs », tranche Serigne Saliou Dia, coach du Sénégal. Selon lui, « les joueurs ont besoin d’inscrire leur nom au palmarès de la coupe de l’Ufoa. C’est à eux de se battre, à eux de tout faire pour gagner ce match ». Poursuivant, il a indiqué que « l’entraîneur peut effectivement mettre un plan, dérouler une stratégie, mais je pense qu’une finale, ce n’est pas le talent qui la gagne, mais ce sera le cœur, l’envie et la détermination. Et je crois qu’avec l’apport du public, on peut espérer avoir quelque chose ».
Cette même détermination est également ressentie chez les Blacks stars du Ghana, ainsi que du côté de leur entraîneur, Maxwell Konadu qui, lui, ne jure que pour le trophée. « En 2017, nous avions gagné la coupe. Le Ghana est une équipe qui monte en puissance, qui progresse et nous en sommes satisfaits. Nous avons des objectifs dans ce tournoi. Je pense que toutes les équipes veulent remporter ce trophée. Nous le voulons aussi. Notre souhait est de conserver le titre, d’aller jusqu’au bout », a-t-il insisté.

AVIS DU TECHNICIEN ABDOULAYE SARR : «Le Sénégal doit être une équipe très compacte qui défend en avançant»

Dans cette bataille pour le sacre final, l’argumentaire tactique aura tout son sens. D’où la pertinence de recueillir l’avis d’un technicien rompu à la tâche pour nous décrypter les dispositions que le Sénégal doit prendre pour avoir le meilleur sur son adversaire. Qui de mieux alors qu’Abdoulaye Sarr, directeur technique de Génération Foot et grand connaisseur du football africain pour le faire ? « Le Ghana est une équipe très technique, très joueuse avec aussi de bonnes individualités. Je pense qu’on assistera, dans le cadre général, à un match d’un bon niveau technique, car le Sénégal entre de plus en plus dans la compétition. L’équipe prend du rythme et de la confiance du fait de l’accumulation des victoires, c’est tout bénéfice pour nous », a d’emblée fait remarquer le technicien. Pour lui, « le Sénégal doit toujours être en place avec une équipe très compacte qui défend en avançant. Parce qu’avec le Ghana, il ne faudrait pas leur laisser d’espace leur permettant de développer, surtout dans le jeu court, dans les petits espaces, car ils ne sont pas mal pour rechercher des déséquilibres. Sur ce plan, a-t-il analysé, il faut essayer « de les mettre dans des zones de pression et les empêcher de sortir, je crois qu’on pourra les gêner et, avec le temps, cela pourra les user mentalement. Si on est efficace, on pourra faire la différence ».
Il a estimé, en outre, que les joueurs doivent davantage se sublimer pour être à la hauteur de l’évènement. « Comme disait l’entraîneur, une finale, c’est pour les joueurs. Je pense qu’ils auront la force et les moyens de se sublimer sur le plan mental pour inscrire leur nom au palmarès de cette compétition ». En définitive, le technicien de Génération Foot souhaite que le milieu de terrain Assane Mbodj fasse des efforts dans le replacement pour permettre à cette même ligne de jouer son rôle d’équilibre. Aux partenaires de Pape Seydou Ndiaye de dérouler.

Les protégés de Serigne Saliou Dia prêts à briser l’hégémonie du Ghana

Les supporters sont certainement ravis de l’affiche de la finale de la 2e édition du tournoi de l’Ufoa des nations avec la confrontation entre le Sénégal, pays hôte, et le Ghana, champion en titre. Elle oppose également un habitué des trophées et un autre débordant de soif de victoire.

Pour l’honneur ou pour l’histoire ? On pourrait être tenté de s’interroger sur l’identité du futur vainqueur du tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa). Mais cette question est d’autant plus pourvue de sens qu’aucun observateur averti ne s’aventure à se livrer à des pronostics ou à des considérations de ce genre. Les deux équipes se valent de tous points de vue. Sauf dans le domaine de l’expérience où le Ghana s’avance avec un léger avantage. De leur effectif, plusieurs joueurs étaient déjà de l’aventure débutée chez eux, en 2017, par un sacre mérité.
Sur le banc également, il y aura la présence de Maxwell Konadu, celui-là même qui les avait menés à la victoire finale. Tandis que du côté sénégalais, Assane Mbodj se présente comme le seul rescapé du groupe d’alors dirigé par Moustapha Seck et éliminé en phase de poule. Deux ans plus tard, au Sénégal, Blacks stars et Lions se retrouvent, prêts en a découdre pour un objectif partagé : le sacre final. D’un point de vue technique, Ghana et Sénégal semblent armés pour aller au bout. Les Ghanéens emmenés par le redoutable attaquant Mumuni Shaffiu, auteur de 4 des 5 réalisations de son équipe dont 3 en demi-finale contre la Côte d’Ivoire (3 – 1). Un véritable renard des surfaces capable d’endormir la défense pour se faire oublier. En face, le parcours du Sénégal, par contre, n’a rien à envier à celui de son adversaire. Déjà au tour préliminaire (3 – 1 face à la Guinée-Bissau), le Sénégal avait montré qu’il n’était pas là pour rigoler. Ni lorsqu’il s’était agi de faire face au Bénin (1 – 0 en quart) et le Mali (2 – 0 en demi-finale). Il ne reste plus qu’à monter la dernière marche pour couronner le tout. Même si elle paraît insurmontable, l’histoire nous a toujours renseigné qu’une partie de football se joue jusqu’à sa dernière minute, que rien n’est acquis d’avance et que tout peut arriver. Il suffit juste d’y croire et de se donner les moyens de l’accomplir. Vivement pour l’histoire, demain.

FINALE PLAY-DOWN AUJOURD’HUI : CAP VERT-GUINEE (18H) : Des Requins bleus, outsiders, défient des Guinéens revanchards

Le Cap-Vert sera-t-il capable de créer un autre exploit en finale des Play-down programmée aujourd’hui au stade Lat Dior de Thiès ? Rien n’est moins sûr, si l’on sait que les Requins bleus seront en face du Syli national de la Guinée revanchard après avoir vu son parcours s’arrêter aux préliminaires.

« A défaut d’avoir ce que l’on veut, on se contente de ce que l’on a ». Ce dicton pourrait bien s’appliquer à la Guinée, attendue pour jouer les premiers rôles dans ce tournoi qui regroupe les seize fédérations des zones A et B de l’Afrique de l’ouest, mais surprise dès son entrée en lice par le Bénin 2 – 1. D’autant plus qu’au sortir de la demi-finale gagnée devant la Guinée Bissau 2 – 0, Mouhamed Kanfory Lappé Bangoura, sélectionneur du Syli national, avait affirmé, sans ambages, que « ce serait une grosse déception de ne pas voir la Guinée jouer, au moins, la finale ». Les voilà donc à ce stade de la compétition, qui verra la Guinée affronter le Cap-Vert, jusque-là auteur d’un parcours honorable.
L’opposition paraît déséquilibrée sur le papier. Le Syli national part forcément avec la faveur des pronostics pour l’expérience que ses joueurs ont de ce genre de compétition, de leur vécu sur le continent, mais aussi de leur effectif jugé légèrement supérieur par rapport au Cap-Vert.
Le Liberia, défait 1 – 0 en demi-finale, ne dira pas le contraire. Mais même si la confiance est affichée avant d’aborder la finale des Play-down, un petit brin de prudence ne serait, toutefois, pas de trop. Car si les Requins bleus en sont arrivés là, ils le doivent, en grande partie, à leurs performances, nonobstant le fait qu’ils n’étaient pas les plus attendus, non plus. Logiquement surclassés par les Eléphants de la Côte d’Ivoire 4 – 1 au tour préliminaire, ils étaient parvenus à créer la sensation en éliminant le Nigeria 1 – 1, 3 tab 2, présenté comme sérieux candidat à la coupe de consolation.
En demi-finale contre la Gambie, la seule réalisation signée Paulo Norta avait suffi au bonheur du sélectionneur pour crier sa fierté. « C’est historique pour moi et mes joueurs. Depuis 2001, avec la défunte coupe Amilcar Cabral, le Cap-Vert n’était plus arrivé en finale d’une compétition. Nous en sommes très fiers et j’espère que ceux qui sont au pays le sont également ».
Les Guinéens savent donc à quoi s’en tenir pour atteindre leur but. L’aspect financier ne sera pas non plus occulté pour ce match qui verra le vainqueur empocher la rondelette somme de 37 millions de FCfa.

De notre envoyé à Thiès Mouhamadou Lamine DIOP (Textes) et Jeannot TISSEIRA (Photos)

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