Le Français Thibaut Pinot au départ de la 12e étape du Giro entre Osimo et Imola, le 17 mai 2018.

Quatrième du Giro 2017, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) estime “le niveau plus élevé” cette année mais continue à viser le podium, à six jours de l’arrivée à Rome.

QUESTION: Comment jugez-vous votre parcours de la deuxième semaine ?

REPONSE: “Je suis resté régulier sans avoir de jour de grâce. Je continue mon petit chemin. J’aurais préféré faire encore mieux. Sixième au Zoncolan et encore hier (dimanche), ce n’est pas suffisant.”

Q: Si vous aviez à dresser un parallèle par rapport à l’an dernier…

R: “Le niveau est plus élevé cette année. Certains sont plus forts, comme Pozzovivo. Yates est plus fort que Quintana l’était l’an dernier en montagne.”

Q: Est-il prenable malgré tout ?

R: “On est restés sur place hier (dimanche) sur son deuxième démarrage. On l’a regardé partir, on était tous à fond. Pour l’instant, il est vraiment intouchable. Mais on sait que le Giro est une course à part, il y a eu des retournements de situation ces dernières années. Les étapes sont dures, avec de très longs cols. Jusqu’à samedi soir, l’espoir est toujours possible.”

Q: La victoire est-elle encore envisageable ?

R: “Si Yates marche toujours autant, c’est impossible. Tout le monde le sait. Mais tant qu’il y a de la course, on ne sait jamais.”

Q: Qu’attendez-vous du contre-la-montre de mardi ?

R: “Je repense toujours à mon chrono du Tour de Romandie, il y a deux ans, quand j’ai gagné devant Dumoulin, Froome et Jungels. J’espère toujours faire des beaux chronos. L’an dernier, j’espérais déjà mais, au final, j’en ai fait deux très mauvais. Je suis confiant, ce chrono me plaît plutôt bien. Je sais que je vais perdre du temps sur Dumoulin, 1 min 30 au maximum j’espère. Mais il faut surtout que j’en gagne sur les autres.”

Q: Les écarts seront-ils conséquents ?

R: “Si on a vent de dos, comme à la reconnaissance, il y aura moins d’écart. Mais si le vent tourne, les purs rouleurs vont prendre du temps. Cette année, je suis allé sur la piste à Valence (Espagne) pendant le stage de janvier et j’ai changé quelques détails. J’ai pris un peu plus de temps aussi pour m’entraîner sur le vélo de contre-la-montre. Je savais que ce chrono serait décisif.”

Q: Quel est le programme d’une pareille journée ?

R: “Je pars assez tard, il faut occuper la journée. Le matin, je vais aller rouler et faire un peu d’échauffement, essayer de ne pas trop penser à la course, de ne pas me mettre trop de pression, ça ne sert à rien. Pourquoi pas regarder une série ? Au lendemain d’une journée de repos, personne n’est confiant. Le corps ne réagit pas pareil.”

Q: Froome vous a-t-il le plus surpris au Zoncolan, quand il a gagné, ou le lendemain, quand il a de nouveau été lâché ?

R: “Je ne sais pas. Quand on le voit gagner en costaud au Zoncolan, on se dit qu’il va continuer le lendemain. On est un peu surpris. On ne sait pas trop ce qu’il faut en penser. Il peut être capable du meilleur comme du pire. Il reste deux grosses étapes. S’il fait deux grosses journées comme au Zoncolan, il peut revenir dans la course au podium. C’est toujours mieux d’avoir repris du temps sur lui.”

Q: Quelle sera la grande étape de montagne la plus propice aux offensives ?

R: “Les deux (Jafferau et Cervinia). A Pratonevoso, je m’attends à peu d’écart entre les meilleurs mais il y aura une belle bataille. Ensuite, il se passera beaucoup de choses. Ce sont de vrais enchaînements, des cols très durs, très longs. La donne sera peut-être différente.”

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