Tirs au but : Le Sénégal, un mental de looser ?

La victoire en finale du tournoi est une exception qui confirme la règle. En club comme en sélection, les Sénégalais ne brillent pas dans l’épreuve des pénaltys ou des tirs au but. Une malédiction qui n’est pas due au hasard.

Le Sénégal n’a même pas fini de savourer sa victoire au tournoi de l’Ufoa aux dépens du Ghana que les vieux démons ont resurgi dimanche dernier, à Conakry. L’équipe locale s’est inclinée aux tirs au but, face à la Guinée et se voit ainsi privée de Chan. C’est devenu une vieille habitude maintenant, nos footballeurs de moins en moins performants dans cet exercice. Et le souvenir le plus douloureux reste la finale de la Can 2002 au Mali, perdu aux tirs au but contre le Cameroun (0-0, 3-2). Amdy Faye, El Hadji Diouf et Aliou Cissé avaient raté leurs tentatives. Près de deux décennies se sont écoulées et le Sénégal continue de perdre aux penaltys. Comme une malédiction !

Joseph Koto, coach de l’équipe olympique, le mental qui joue un rôle hyper important dans le football d’aujourd’hui, et un joueur qui en est dépourvu ne peut pas tenir longtemps. Le penalty, c’est aussi un problème de mental, a-t-il fait savoir. « Il faut de la concentration parce que chacun veut tromper son vis-à-vis. Lors de ce face-à-face entre tireurs et gardiens de but, chacun tente de deviner les intentions de l’autre pour faire échec et gagner le duel. Et c’est le plus intelligent qui gagne. Il faut aussi de l’assurance et le joueur doit avoir la technique de frappe parce que  beaucoup de joueurs ne savent pas frapper sur un ballon », explique Koto.

Les tirs au but, c’est aussi un problème de personnalité a laissé entendre l’ancien coach de l’équipe locale. « Les grands tireurs, c’est des gens qui osent, qui ne nourrissent aucun complexe et qui font le geste à faire. Si on n’est pas sûr de soi et qu’on s’exerce toute l’année, on ne réussira jamais », assure-t-il.

Pour Joseph Koto, tirer un penalty nécessite également une bonne technique. Et à son avis, c’est au niveau des petites catégories qu’on doit commencer à s’exercer. Le technicien déplore cependant le manque de courage des joueurs au moment de se lancer. « Il y a beaucoup de joueurs qui ont peur quand on les désigne pour tirer un penalty alors que d’autres sont sûr d’eux et prennent leurs responsabilités. Pendant le match, l’entraîneur désigne les potentiels tireurs de penalty, mais lors des tirs au but, il se concerte avec ses joueurs et choisit les bons tireurs. Le premier tir est souvent déterminant. Quand on le réussit, on donne de la confiance aux autres », a soutenu Joseph Koto, non sans préciser que la précision et le courage sont aussi nécessaires, car, soutient le sélectionneur des U23, puisqu’au moment de tirer, certains gardiens cherchent toujours à impressionner leurs vis-à-vis. 

Samba Oumar Fall

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