De retour de la Tunisie où il a été évacué grâce à la Première Dame, Sa Cadior qui souffre d’insuffisance rénale, a accordé un entretien à nos confrères de Metrodakar. Les confidences du lutteur qui ne cesse de remercier sa femme, la Première Dame et les acteurs du monde de la lutte sont émouvantes.

 Les remerciements : «Je rends grâce à Dieu. Je remercie tous les lutteurs, dont Lirou Diane, Balla Gaye 2, Alioune Sèye 2, Less 2, Khadim Gadiaga, Moustapha Guèye, Gris Bordeaux, pour ne citer que ceux là. Le promoteur Aziz Ndiaye m’a aussi soutenu financièrement. On m’a rapporté tout ce que mes amis lutteurs ont fait pour moi à mon absence. Franchement, je remercie tout le monde. Les lutteurs ont montré qu’au delà de l’adversité le temps d’un combat, nous sommes tous de la même famille. Ce qui m’est arrivé va peut-être servir d’exemple à tous les lutteurs. On peut être valide un jour et se retrouver cloué à un lit le lendemain. En tant que croyant, j’accepte cette maladie qui émane de la volonté divine. Au chapitre des remerciements, je vais accorder une mention spéciale à quelqu’un. Mes remerciements à l’endroit de cette personne ont un début, mais pas une fin.

Je veux nommer la Première Dame, Marième Faye Sall. Quand je prononce son nom, je suis envahi par l’émotion. Ce qu’elle a fait pour moi est extraordinaire. Elle ne l’a pas fait pour moi seulement, mais pour ma famille et mes proches. Tout ce que je voulais, c’est qu’on m’aide à me soigner pour que je puisse continuer à m’occuper de ma famille. La Première Dame m’a aidé à me soigner. Au moment où je vous parle, je sens beaucoup d’amélioration. Même si je ne suis pas totalement guéri, Dieu merci, aujourd’hui je retrouve des sensations que j’avais perdues. Je ne cesserai de prier pour la Première Dame. Je ne suis pas le seul qu’elle aide à se soigner. J’ai trouvé en Tunisie d’autres personnes qu’elle prend en charge.»

Le traitement : «la Première Dame m’a fait évacuer en Tunisie pour traitement de ma maladie. Je profite de l’occasion pour remercier les Tunisiens qui maîtrisent vraiment ce qu’ils font. Quand les médecins m’ont consulté pour la première fois, ils m’ont dit pourquoi avoir attendu jusqu’à ce que la maladie atteigne un tel seuil pour me soigner. Ils m’ont fait savoir que la maladie allait presque me terrasser. Ils m’ont fait savoir que je n’étais pas loin de la mort. Mais Dieu merci, je suis parti à temps pour être sauvé. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’espoir de retrouver la santé. Je devais rester là-bas pendant trois mois, mais j’avais un billet de juste un mois. Mais il faut reconnaître que le traitement a été efficace. Je continue le traitement ici, au Sénégal. Je fais la dialyse chaque semaine.»

 La demande d’aide : «Ça fait des années que je suis malade. Au début, j’ai essayé de me soigner dans le calme. C’est quand je ne pouvais plus me prendre en charge financièrement, que j’ai commencé à demander de l’aide. Si cela ne dépendait que de moi, je n’allais demander l’aide de personne. Mais j’étais arrivé à un point où il fallait mettre mon ego de côté. Heureusement que j’ai une bonne réputation dans ce pays. N’eut été ma réputation, peut être que les gens n’allaient pas m’aider.»

Le soutien de sa femme : «Je ne saurai la remercier assez. Je n’ai même pas les mots pour dire merci à ma femme. Elle m’a été, m’est encore d’un soutien incommensurable. Elle a tout donné pour moi. Elle est mon soutien. Elle me ramène à la raison, quand il m’arrive de déprimer. Elle ne me laisse jamais seul. Il m’arrivait de me lever la nuit, déprimé, de sortir de la chambre pour errer dehors. Elle coupait à chaque fois son sommeil pour venir me tenir compagnie et me remonter le moral. Je prie pour elle. Que Dieu la récompense pour tout ce qu’elle fait pour son mari.»

Auteur : L’Observateur 

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