Homme de l’ombre d’Aliou Cissé, Régis Bogaert ne se prononce pratiquement pas dans la presse. Mais, après la qualification à Khartoum, l’entraîneur adjoint a parlé du jeu des Lions. Le technicien français estime que toutes les critiques sont prises en compte.

«C’est toujours difficile d’avoir beaucoup d’absents. Mais, la force de l’équipe, c’est d’avoir réussi à amener de nouveaux joueurs qui nous ont permis de répondre face à l’adversité. Il faut reconnaître que ça a été un match difficile contre le Soudan à Khartoum. On nous a annoncé que le Soudan avait mal voyagé. Mais, ils ont eux aussi changé six éléments par rapport au match aller. Les six joueurs offensifs n’avaient pas joué à Dakar et aujourd’hui, avec un 4-4-2 en forme de losange, ils nous ont posé énormément de problèmes et nous ont mis un tout petit peu en difficulté ».

Le jeu laborieux

« Si on regarde la vidéo, on verra qu’il y a des moments où il n’y a pas plus de trois passes. Par contre, ce qui est toujours difficile, c’est de jouer contre une équipe qui défend bien, qui va au contact. On a vu en toute fin de partie l’enchaînement entre Diao (Keïta Baldé) et Mbaye (Niang) qui ont fait un une-deux de grande classe. Si la frappe de Niang était cadrée, elle ferait mouche. C’est ce genre de geste qu’il faut réussir pour mettre en difficulté l’adversaire.

L’adaptation est primordiale. Vous étiez là quand on a joué Madagascar. Le terrain était compliqué. Là aussi on joue sur une pelouse synthétique qui est très dure. Il faut prendre des points pour se qualifier sachant que généralement tout sera difficile. On se rapproche du football traditionnel que pratiquent la plupart des joueurs qui sont là. En fait, ce qu’il faut dire, c’est que ces joueurs là, pour aller jouer ces phases finales, sont tous dans l’obligation de s’adapter aux conditions, comme on l’a fait aujourd’hui face au Soudan ».

Les critiques

« C’est toujours positif d’écouter ce que les gens peuvent dire. Maintenant, je dis que c’est difficile de tout écouter. Il faudra trier. Le coach essaie de le faire le plus possible et le mieux possible. Maintenant, on a conscience que derrière ces critiques là, il y a un besoin de résultat. C’est pourquoi, moi je pense que toutes ces critiques sont positives et constructives. Bien sûr qu’on pourra toujours espérer mieux faire. Mais, n’oubliez pas que les Comores ont accroché le Maroc (2-2) qui, pour la prochaine CAN, se positionnera comme un des potentiels favoris. Nous, aujourd’hui, on est venu difficilement gagner ici à Khartoum. Ça fait partie. Pour les critiques, à partir du moment où on les entend, forcément on les intègre. Après, on ne peut pas changer tout d’un coup, changer tout.

Mon rôle est d’être avec Omar Daf et Teddy Pellerin, un des courroies de transmission entre le coach et son effectif. Et puis de temps en temps, on apporte notre expérience au travail. Ça fait plus de trente ans que j’entraîne, donc j’ai un vécu qui me permet soit de bien partager avec les joueurs ou d’échanger dans le fond avec le coach et le staff. Nous essayons avec des points de vue différents de mettre en place quelque chose de solide sur laquelle on peut s’appuyer pour mettre en place des stratégies ».

Source : Record

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