LAMINE FATY, DIRECTEUR DE LA CONFÉDÉRATION AFRICAINE D’ATHLÉTISME : «Le meeting international de Dakar mérite de revenir sur l’échiquier continental»

La visite du président de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa), Hamad Kalkaba, a remis au goût du jour la relance du meeting international de Dakar porté sur les fonts baptismaux en 2006 et qui fait partie, depuis 2010, parmi les compétitions annuelles de l’Iaaf World Challenge. Lamine Faty, directeur de la Caa, est d’avis que le meeting international de Dakar doit revenir sur l’échiquier continental.

Lamine Faty, directeur de la Caa, estime que le meeting international de Dakar devrait revenir sur l’échiquier continental. Pour tout ce que Dakar représente dans l’athlétisme africain, a-t-il soutenu, ce grand rendez-vous doit reprendre ses droits et contribuer au développement de l’athlétisme national. «Le Sénégal regorge de potentialités. C’est un pays stable, qui a une histoire dans l’athlétisme africain et qui abrite le siège de la confédération», a fait savoir Lamine Faty. La relance de ce meeting est, selon lui, une affaire nationale et le diagnostic devrait venir de l’intérieur, donc de la Fsa. Le directeur général de la Caa a salué l’engagement du président de la Fsa, Sara Oualy, qui, dans son plan d’actions, a émis le vœu d’inscrire dans ses chantiers le retour du meeting qui constitue une vitrine pour les athlètes sénégalais. Un retour qui, malheureusement, se heurte depuis quelques années à un manque de moyens. En son temps, a précisé M. Faty, ce meeting international comptait des partenaires comme la mairie de Dakar et le ministère des Sports. «C’étaient des partenaires stratégiques dont il serait difficile de s’en passer. Aujourd’hui, si la Fsa arrivait à avoir la confirmation de ces partenaires, le reste ne devrait pas poser de problème», a-t-il indiqué non sans préciser que le cahier de charges pour l’organisation des World challenge tour est lourd. Le budget est estimé à 750.000 dollars, soit un peu plus de 440 millions de FCfa, a renseigné Lamine Faty. «Nous-mêmes, nous peinons à trouver un pays qui puisse remplir ce critère», a soutenu le directeur général de la Caa.

En outre, a-t-il précisé, l’Afrique avait déjà sa propre compétition avant l’instauration de ces World challenge tour. Il y avait l’African continental athletics tour. En 2018, a-t-il noté, six pays avaient été ciblés. «Il y avait la ville de Brazzaville, dont le maire, Hugues Ngouelondélé, actuel Ministre des Sports, parrainait cet évènement et mettait sur la table 750.000 dollars. Ce meeting attire beaucoup de monde», a dit le directeur général de la Caa. Il y a aussi Yaoundé (Cameroun) qui a repris, l’année dernière, sa compétition sur financement propre. «Pour des efforts de ce genre, on les met dans le calendrier de notre World athletics tour. Nous avons demandé aux grandes puissances de l’athlétisme africain comme l’Ethiopie, le Kenya et l’Afrique du sud de mettre sur pied la «compétition d’un jour». Le Kenya a confirmé qu’il va tenir son meeting, l’Ethiopie également. Pour l’Afrique du sud, c’est la ville de Pretoria qui a été choisie pour abriter le meeting», a indiqué M. Faty. Et de préciser que tout meeting capable de remplir le cahier de charges sera automatiquement inscrit dans ce World athletics tour pour lequel l’Afrique ne compte qu’un meeting. «Pour le moment, on nous a donné une place. Dans le futur, nous pourrons avoir deux à trois meetings», a laissé entendre M. Faty qui a réitéré le souhait du président de la Caa de revoir le meeting de Dakar. D’ailleurs, a-t-il relevé, le président Hamad Kalkaba a, lors de sa visite au Sénégal, souhaité rencontrer les autorités et aider à la sensibilisation des actions politiques.

Samba Oumar FALL Partager

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