«LA TERRE BATTUE EST PEUT-ÊTRE DÉSORMAIS LA SURFACE PRÉFÉRÉE DE SERENA» (COACH)

serena williams

Avant le quart de finale de l’Américaine, son coach nous livre son sentiment.

La numéro un mondiale Serena Williams n’a pas traîné mercredi matin pour surclasser l’Ukrainienne Elina Svitolina (6-1, 6-1) en une heure et deux minutes et se qualifier pour les quarts de finale. « Elle a fait un très bon match en termes d’intentions, nous confie son entraîneur Patrick Mouratoglou. Elle arrive à faire des coups gagnants, et elle a la capacité d’accélérer dans ces conditions lourdes. La météo humide n’est pas un désavantage pour elle. L’année dernière, elle était diminuée par une maladie qu’elle avait contractée avant le tournoi, et elle l’avait gagné au mental dans des conditions difficiles. Cette année, physiquement et tennistiquement, ça va très bien. » Confirmation. L’Américaine possède toujours un wagon d’avance sur toutes ses adversaires, et spécialement sur terre battue. Serena Williams est devenue, avec le temps, une vraie terrienne.

« En 2013, j’avais déjà dit que ce n’était pas sa plus mauvaise surface. Au contraire, elle a tout pour très bien y jouer, poursuit Mouratoglou. C’est peut-être désormais sa surface préférée. Auparavant, il y avait peut-être un facteur psychologique et probablement moins de variété dans son jeu, désormais plus efficace sur terre battue. Aujourd’hui, elle utilise mieux les angles et elle fait plus d’amorties. Quand elle est un peu moins bien au service et que son jeu d’attaque est moins percutant, elle a désormais cette capacité à mieux faire tourner la balle en fond de court pour tenir les échanges plus longs. »


Le record de Steffi Graf en ligne de mire
Le technicien français a commencé à collaborer avec l’Américaine après Roland-Garros 2012. Depuis, le duo a conquis 28 trophées, dont 8 en Grand Chelem. La cadette des Williams a même failli réussir le Grand Chelem en 2015. Mais, très marquée par sa défaite contre Roberta Vinci en demi-finales de l’US Open, le 11 septembre dernier, la joueuse aux 21 Grands Chelems a mis quelques mois à digérer. « Elle a vécu une période compliquée. Sa victoire récente à Rome lui a donné beaucoup de confiance. Elle n’avait plus gagné depuis Cincinnati en août 2015. Elle prend de nouveau clairement du plaisir sur le court », enchaîne son entraîneur. « Quatre tournois, trois finales, je pense que ce n’est pas mal pour la plupart des joueurs. Pas pour moi », glissait-elle avant le début des Internationaux de France.

Une insatiable championne, plus que jamais en quête de ce fameux 22e titre en Grand Chelem qui lui permettrait d’égaler le record de Steffi Graf : « Le record? On lui en parle tout le temps. C’est comme ça. Il y a beaucoup de pression à cause de ce 22e Grand Chelem qu’elle doit gagner. Quand on va se rapprocher de la finale, il faudra faire abstraction. Ce sera l’enjeu. Mais quand on est en confiance, on supporte mieux la pression. Avec Serena, on peut tout imaginer. L’objectif pour cette année 2016, c’est de gagner les trois Grands Chelems qui restent et les JO. » Et ce bel été fructueux espéré par Mouratoglou passe déjà par un quatrième sacre à Paris, désormais son jardin.

Sport24

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