Insolite – La (fausse) lettre de motivation de Mamadou Niang

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Mamadou Niang a fêté mardi ses 36 ans. A la recherche d’un club pour un ultime défi, l’ancien international sénégalais est toujours libre. FF a pris la plume pour rédiger à sa place une lettre ouverte aux clubs.

«Chers présidents,
 

Allons droit au but. Pour ne pas changer. Depuis mon départ de l’AC Arles-Avignon il y a quelques mois de cela, je n’en finis pas de tourner en cage. Je rage et j’enrage de me retrouver à l’arrêt. A tout juste trente-six ans, j’aimerais tellement m’amuser une dernière fois.
 

J’avoue que la «petite mort» me fout un peu le cafard. Pour passer le temps avant l’appel qui va me délivrer de l’ennui, je me remémore tous ces instants passés et toutes ces personnes rencontrées aux quatre coins de ma vie. Ma naissance à Matam, dans mon Sénégal chéri que j’aurais toujours défendu, fier Lion que je suis, mon enfance au Havre et mes débuts galères dans le monde professionnel, mon petit crochet par l’amateurisme à Saint-André-les-Vergers pour me refaire la cerise et revenir sur le devant de la scène par la grande porte, mes débuts à l’Estac avec Alain Perrin, mon association avec Emmanuel Adebayor à Metz, Strasbourg et la doublette redoutable que je formais avec ce sacré Pagis, mes pérégrinations en Turquie, au Qatar et puis Arles-Avignon.

«La petite mort me fout un peu le cafard»

Vous l’aurez remarqué, je ne place bien entendu pas mon expérience à Marseille dans la même catégorie que les autres. Cinq ans de bons et loyaux services et un chiffre qui me marquera à tout jamais : 100, comme mon nombre de buts inscrits sous ce maillot blanc mythique. Même si je n’oublie pas les quelques sifflets à mes débuts et les détracteurs se fichant de ma maladresse, les pipes qui m’ont entouré à certains moments (j’ai été recruté en même temps que Christian Gimenez…), je ne garderai en mémoire que le bonheur que m’a donné le merveilleux public du Vélodrome. Ah, ces cris du virage et mon poing levé devant ces milliers de Marseillais qui se grisent sur du «Mamadou, Mamadou, Mamadou !». Quelle fierté pour moi d’être parti de là-bas avec plusieurs titres en poche et même le brassard de capitaine autour du biceps.

«Si vous avez aussi de la place pour mon Souley (Diawara), je ne dirais pas non»

Mais je m’éparpille un peu. Revenons à l’essentiel. Mon ultime défi. Ne croyez pas que je me monte la tête avec des ambitions surréalistes ou dépassées. Je suis à la recherche d’une belle histoire. Un projet où l’on pourrait me faire confiance pour encadrer des jeunes pousses et leur transmettre ce que j’ai appris. Je ne demande pas la lune, je veux simplement m’éclater. Alors oui, il est difficile pour moi de casser des reins sur le côté gauche comme avant, mais je peux vous assurer que je n’ai rien perdu de mes qualités devant les cages. Même si je fais certains plateaux télé, je continue de m’entraîner de mon côté. Ça commence à m’emmerder. J’ai besoin de gars autour de moi et mes charentaises sont encore bien rangées dans le placard, croyez-moi. 
 

Dans l’attente d’une réponse, je vous transmets mes sincères salutations,
 

Bien cordialement, 
 

Mamad’

France football

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