La gestion des retombées financières de la prochaine participation du Sénégal à la Coupe du Monde 2018, risque d’alimenter la polémique. Mbaye Diouf Dia, président de Mbour Petite Côte; met les pieds dans le plat en pointant du doigt une série d’impairs qu’il décèle dans les documents de l’Assemble générale ordinaire de Fédération Sénégalaise de Football (FSF), tenue le 14 avril dernier. En même temps, l’ancien candidat à la présidence de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) se pose des questions sur l’utilité d’un « prêt dans une banque avec tout ce que cela implique comme frais ». « C’est comme lorsqu’on nous parle d’un prêt de plus d’un milliard à contracter auprès de banques ou de la CAF. A quoi va servir cet argent ? Quel type d’urgence peut-on avoir pour engager un prêt dans une banque avec tout ce que cela implique comme frais ? Qu’est-ce qui justifie qu’en quelques jours, on passe de l’annonce du prêt dans les banques au changement de cap pour dire que, finalement, c’est la CAF qui prête ? », s’est-il demandé dans les colonnes de L’Obs lu par Senego.

Mbaye Diouf Dia s’est aussi attardé sur le bilan financier de la Fsf qu’il trouve vague. « Déjà, c’est un document dont on ne sait pas où il a été confectionné, produit, imprimé. Aucune indication à ce niveau. Mais plus grave encore, c’est qu’on puisse nous présenter un rapport d’activités de 26 pages, alors que le rapport financier peut tenir sur une page, sur quelques lignes présentées de façon tellement vague que ça frise le ridicule », a-t-il fait remarquer.

Le président de Mbour Petite Côte d’expliquer: « ils prennent une page entière où il n’y a que trois mots: produits 2, 287 milliards, charges 1, 82 millliard, résultats 467 millions ! Vous trouvez que ceci est sérieux d’une entité qui gère autant d’argent ? Ensuite on voit des lignes où l’on parle d’achats : 99,4 millions. Achat de quoi? Aucune indication. Autres charges: 523,5 millions. Charges de quoi? Aucune précision. Et l’on parle d’un document officiel aussi sérieux, censé rester pour la postérité et dont on a dépensé l’argent pour la production. Si on peut prendre le temps et l’espace pour étaler sur 10 pages les allocutions et sur 26 pages le rapport d’activités, jusqu’au moindre détail sur les difficultés du travail, on devrait avoir la même volonté et la même rigueur dans le rapport financier ».

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