L’UEFA a décidé de ne pas sanctionner le club parisien. Mais il devra vendre des joueurs pour être dans les clous du fair-play financier la saison prochaine.

Le PSG sort indemne de l’examen de ses comptes réalisé par l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA. Après cinq jours de débats intenses, cette commission vient de décider de ne pas sanctionner le club parisien, qui est resté dans les clous du fair-play financier (l’obligation de ne pas franchir la barre de 30 millions d’euros de déficit sur les trois dernières saisons). Les contrats du PSG avec ses partenaires commerciaux d’origine qatarienne (Qatar National Bank, Ooredoo, beIN Sports, Qatar Tourism Authority, Aspetar) ont été scrutés à la loupe et ont été significativement dévalués. Notamment celui qui lie le club parisien à Qatar Tourism Authority (QTA). La baisse ne permet plus au champion de France d’être à l’équilibre, mais le laisse dans la fourchette de déficit autorisé. Le dossier est donc classé sans suite par l’ICFC, qui avait aussi la possibilité de proposer un «accord de règlement» (des sanctions que le club doit accepter) au PSG ou le renvoyer vers la chambre de jugement, encore moins conciliante.

Paris devra encaisser 60 millions d’euros

Le PSG s’en sort donc très bien, mais va devoir vendre des joueurs d’ici au 30 juin s’il ne veut pas être en grosse difficulté dès la saison prochaine. L’exercice comptable actuel (2017-2018), avec les énormes dépenses réalisées sur Neymar (222 millions d’euros) et Mbappé (145 millions d’euros + 35 millions de bonus) n’a en effet pas été pris en compte par l’ICFC qui a examiné les trois précédents. Mais il le sera dès le mois d’août, obligeant le PSG à encaisser 60 millions d’euros sur le marché des transferts s’il ne veut pas être à nouveau dans l’oeil du cyclone.

Etienne Moatti
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