Des acteurs du premier match de la sélection A délocalisé à Kaolack (centre) en 1975 jugent que la décision des dirigeants de l’époque n’était pas pertinente, car l’équipe d’alors avait le talent pour s’imposer devant son adversaire au stade Demba Diop où la rencontre retour aurait dû être jouée.

En définitive, je ne crois pas que ce fut une bonne décision parce que nous n’étions pas qualifiés au bout contre le Maroc », a déclaré à l’APS l’ancien attaquant des Lions, Mbaye Fall.

Notre adversaire n’était pas le seul à souffrir de la chaleur, nous aussi nous avions suffoqué », a indiqué l’ancien attaquant du Jaraaf, auteur de deux passes décisives pour une courte victoire 2-1, contre 0-4 à l’aller.

De l’avis de Mbaye Fall, les dirigeants de l’époque « étaient arrivés à la conclusion que nous ne pouvions pas rivaliser avec les Marocains ».

Or, nous avions pourtant une belle génération », a regretté Mbaye Fall, citant Christophe Sagna, Badou Gaye, Seydou Ba, « Grand Mbodj », entre autres joueurs.

Ndoffène Fall, ancien joueur du Jaraaf qui n’avait pas joué ce match « pour raisons de blessure », estime qu’avec le recul, « ce n’était pas une bonne décision ».

C’est une décision prise sur le coup de la colère parce que notre adversaire avait manqué de fair-play lors de la manche aller », a-t-il dit.

Acteur de cette double confrontation, l’ancien attaquant de l’ASFA, Yamagor Seck, dans un entretien avec Sud Quotidien datant de juillet 2015, déclarait que cette rencontre avait fortement marqué sa génération.

Les Marocains nous ont logés à Fès alors que le match se déroulait à 700 km à Casablanca. Ils ont pris l’avion et nous avions pris un bus. On est arrivé à Casa à la tombée de la nuit », rappelle l’ancien attaquant cité par le quotidien privé Sud Quotidien.

« Nous avons ensuite effectué un décrassage, il a plu le lendemain et nous avions cru que le match n’aurait pas lieu. Avec le froid, on a été battu sur la marque de 4 à 0 », a relaté l’ancien international, soulignant que feu Mawade Wade était alors sélectionneur, et feu Malick Ndao, directeur technique national.

Au retour, « on s’était dit pourquoi ne pas les amener à Kaolack pour le match retour. Ce qu’on a fait et on les a battus sur le score de 3 à 1 (2-1) plutôt », s’est-il souvenu.

Ce qui est clair, a-t-il ajouté, c’est que le Sénégal n’avait pas réussi à remonter son handicap et a été éliminé » par le Maroc pour cette CAN jouée en Ethiopie, en 1976.

La morale de cette histoire, selon Ndoffène Fall, est que « la mise en place d’infrastructures doit être poursuivie pour doter l’intérieur du pays des stades aux normes internationales pouvant accueillir l’équipe nationale ».

Avec les 11.000 places du stade Lat Dior » de Thiès, « ce n’est pas l’idéal pour une équipe nationale A même si des efforts certains ont été menés pour réhabiliter les infrastructures sportives », a-t-il dit.

Aussi c’est l’occasion selon lui de doter le nord, le sud et le centre de stades pouvant accueillir 20.000 à 25.000 places pour permettre aux Lions d’aller à la découverte du pays profond.

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