Le jeune pilier droit de Brive n’en finit pas de brûler les étapes. Champion du monde des moins de 20 ans en juin, le voilà déjà convoqué dans le groupe France. Sans griserie excessive.

l ne parle pas, il murmure, assez volontiers et contre une éducation qui lui a appris que le respect, c’était d’abord le silence. À seulement vingt ans, étonnant de lucidité, Demba Bamba évite l’écueil des banalités et détaille le cheminement d’une maturation express qui l’a conduit aux portes de l’équipe de France.

Quel exemple avez-vous suivi pour avoir une telle trajectoire ?

C’est en regardant Rabah Slimani que ça a basculé dans ma tête. Je le voyais avancer en mêlée à chaque match et je me suis dit que je voulais devenir le même. J’ai compris qu’il fallait que je travaille plus que les autres. Et ça a marché. Après, dans le jeu courant, je me suis façonné mon propre style. Je regardais les trois-quarts jouer, traverser le terrain tout en appuis, s’amuser avec le ballon et je voulais réussir les mêmes gestes, jusqu’à me créer ma propre identité. Honnêtement, je ne me serais pas vu en pilier à l’ancienne. Après, il a fallu que j’apprenne à aimer la mêlée.

«Quand tu vois quelqu’un de ton poste qui a plus que toi, eh ben tu en veux autant que lui 

Comments are closed.

  • Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

    Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.