Darwin Atapuma, grimpeur colombien qui courait depuis deux ans pour l’équipe UAE Team Emirates, arrive dans l’équipe française Cofidis. Agé de 30 ans, Atapuma s’est déjà classé dans les dix premiers d’un grand tour cycliste (9e du Giro 2016) et a notamment pris la deuxième place d’une étape au sommet de l’Izoard durant le Tour de France 2017.

« C’est le maillon qui nous a manqué ces dernières années », estime le manager de l’équipe nordiste de cyclisme, Cédric Vasseur, à propos de l’arrivée du Colombien Darwin Atapuma. «Nous avons trouvé en lui le coureur susceptible de s’illustrer sur les sommets à plus de 2000 mètres comme ce sera le cas à plusieurs reprises lors de la prochaine Grande Boucle », ajoute-t-il. En 2019, le Tour de France comptera 5 arrivées en altitude.

En 2018, le Colombien au gabarit de grimpeur (1,67 m pour 59 kg) a couru et terminé le Tour d’Italie (Giro) et le Tour de France. Champion de Colombie en 2008, le grimpeur a notamment intégré le Top 10 du Giro 2016 (9e) et remporté des étapes sur le Tour de Suisse, le Tour de Pologne et le Tour du Trentin.

Très en vue lors du Tour d’Espagne 2016

En 2016, c’est au Tour d’Espagne que Darwin Atapuma s’est illustré en portant quatre journées le maillot de meilleur grimpeur. « Le vélo c’est comme ça. Je suis arrivé ici après avoir beaucoup travaillé et ce maillot de meilleur grimpeur est une grande récompense pour moi et pour mon équipe, car nous sommes venus avec de l’envie. Beaucoup de batailles ont eu lieu, j’ai franchi beaucoup d’obstacles et je suis enfin récompensé. J’ai attaqué dans le final, j’ai tenté le tout pour le tout. Je ne pensais franchement pas pouvoir prendre la tunique de leader », avait-il déclaré à l’époque. Depuis son arrivée dans l’équipe BMC en 2014, Darwin Atapuma était à la recherche d’un grand résultat. La même année, il avait aussi remporté une victoire au Tour de Suisse.

Mais Darwin Atapuma a aussi vécu des moments difficiles. En 2014, il avait pris le départ de son premier Tour de France, où il devait épauler Tejay van Garderen en montagne. Il avait chuté lors de la septième étape et souffrait d’une fracture d’un fémur qui l’avait contraint à stopper sa saison.

En 2013, juste avant le début de saison, deux agresseurs armés d’un couteau avaient par ailleurs tenté de lui voler son vélo à l’entraînement. Il avait été blessé à la main et avait dû observer une période de repos d’une dizaine de jours.

Les coureurs colombiens ont souvent dû s’exiler dans des formations étrangères pour courir les grands Tours en Europe. Aucune équipe colombienne ne dispose d’un budget suffisamment important pour appartenir à la première division du peloton.

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