L’équipe nationale du Sénégal n’est pas parvenue à franchir les phases de groupes. Malgré un bon début contre la Pologne, les Lions ont été éliminés à cause du règlement du fair-play. Mais, au-delà de ça, le Sénégal a failli dans beaucoup de domaines. 
  
C’est un plafond de verre qui semble incassable. Le Sénégal, leader du groupe H avant le début de la troisième journée, n’a pas tenu son rang. Après sa courte défaite face à la Pologne (1-0), le Japon a décroché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2018, aux dépens du Sénégal, qui a eu plus de cartons jaunes. Une élimination cruelle, mais les Lions, plus dans la réaction que dans l’action durant tout le tournoi, ont failli dans beaucoup de domaines. 
  
Ils se sont vus trop beaux 
  

Bourreau de la Pologne pour ses débuts, le Sénégal croyait avoir fait le plus difficile dans le groupe. Patrick Mboma, consultant pour Canal+ pense que les Lions se sont vus trop beaux, trop vite dans la compétition. «Les Lions n’avaient aucun complexe à avoir. Mais je pense qu’après leur succès face à la Pologne (2-1) et le nul contre le Japon (2-2), on les a vus trop vite qualifiés. Et eux aussi, peut-être. Notamment après leur victoire. Pourtant, on savait que les Japonais allaient leur rendre la vie difficile. Et ce fut le cas : c’est contre le Japon que les Sénégalais ont eu le plus de difficultés», a déclaré l’ancien international camerounais. 
  
Manque d’expérience et de leader 
  

Avec une moyenne d’âge de 25 ans, l’équipe nationale du Sénégal était parmi les plus jeunes du Mondial. Et forcément, le manque de métier de certains et de leader, surtout des aboyeurs, a été fatal à l’équipe. La preuve, les Lions, qui ont inscrit quatre buts pour quatre encaissés, ont eu du mal à conserver leur avantage contre le Japon, qui est parvenu à recoller au score à deux reprises. Sans oublier le manque de lucidité des joueurs. C’est une mauvaise habitude qui perdure depuis quelques années maintenant. A l’instar de la Can 2017, les Lions ont bien eu du mal à concrétiser leurs occasions de buts. 
  
Un dernier rempart fébrile 
  

La défense, plus globalement, a tenu bon avec Salif Sané et Kalidou Koulibaly, très solides, mais a paru fébrile dans certains moments-clés. Et si devant, les Lions  n’ont pas su convertir le peu d’occasions qu’ils avaient, le milieu de terrain, malgré le bon tournoi de Gana Guèye, Alfred Ndiaye ou Cheikhou Kouyaté, n’est pas parvenu à peser suffisamment dans le jeu offensif des Lions. Quant au gardien Khadim Ndiaye, il n’est pas exempt de tout reproche sur le match nul contre le Japon, où il n’aura pas su être déterminant et rassurant pour son équipe. Des impairs qu’il faudra corriger pour espérer remporter un premier trophée continental au Cameroun l’été prochain. 
  

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