CINQUANTENAIRE DU JARAAF DE DAKAR : Ndoffène Fall passe en revue les générations

é de la réforme Lamine Diack, intervenue au lendemain de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de 1968, le Jaraaf de Dakar fête ses 50 ans aujourd’hui. A l’occasion, Ndoffène Fall, ancien joueur et dirigeant du club, a passé en revue les générations, l’événement et les projets du club de la Médina.

Avec un parcours, des titres et trophées les plus élogieux du Sénégal, avec des générations successives de dirigeants, de sportifs et de supporters, le Jaraaf de Dakar est cinquantenaire. Des générations se sont succédé, les unes plus talentueuses que les autres, mais avec une constance dans l’élite du football sénégalais. Comme palmarès, l’équipe de la Médina a été championne du Sénégal à 12 reprises, 15 fois victorieuse de la Coupe du Sénégal et a à son actif 13 participations en Coupe d’Afrique des champions. Ndoffène Fall, membre du bureau du club, nous replonge dans l’histoire du Jaraaf et des générations de footballeurs qui sont passées dans l’équipe. «Cet évènement, c’est la jonction du Foyer France-Sénégal et des Espoirs de Dakar. La fameuse fusion de la réforme Lamine Diack, qui avait produit l’ASC le Jaraaf de Dakar. C’est la cinquantième année, aujourd’hui. Nous avons donc prévu un certain nombre d’évènements. Lors de la réunion du bureau, il a été retenu, du fait que cet évènement mérite d’être marqué en lettres d’or, d’abord le 20, on fera un récital de Coran. Nous allons retrouver tous les Jaraafmen. Certains vont prendre la parole pour porter des témoignages. La grande fête sera programmée après la réunion du Comité directeur qui va en fixer et la date et les modalités», renseigne-t-il sur l’évènement. L’ancien joueur du club se rappelle les générations et confie qu’il y a actuellement un changement d’état d’esprit. «Des gens ont pris la décision de mettre en place un projet qui a fini de faire ses preuves et qui est arrivé à maturité. Si vous prenez la première génération de footballeurs. C’est-à-dire la génération qui a fait la fusion, c’étaient les Niang Matar, Louis Camara, Yatma Diop, Pape Ndiaye, Vieux Faye etc. jusqu’à la génération des Mbaye Fall, dont je fais partie, Badou Gaye, Baye Touré, Ibrahima Ba ‘’Eusebio’’, feu Attila. Il y a eu ensuite la Génération des Cheikh Seck, Amadou Diop ‘’Boy Bandit’’ et Abdoulaye Ba, jusqu’à cette génération. La génération actuelle est en train de prendre ses marques», se réjouit-il. Et de poursuivre : «ce n’est pas le même état d’esprit, ni le même environnement, encore moins le même contexte. Aujourd’hui, on est passé à un football particulièrement professionnel, de façon que les gens ne durent pas au Sénégal. Ce n’est donc pas la même vue d’esprit et ce n’est pas porteur de la culture du Jaraaf, qu’on avait le temps d’inculquer et de digérer. Aujourd’hui, les générations sont devenues professionnelles, mais je reste aussi convaincu que nous allons tenir le flambeau très haut. Le président actuel est en train de travailler en direction de cela», déclare Ndoffène. Le souhait des sympathisants du club dakarois est de consolider ce que les anciens leurs ont légué, de l’avis de Ndoffène Fall. «Nous souhaitons effectivement passer à la phase de consolidation, parce que les pères fondateurs nous ont laissé un patrimoine extrêmement important. A cette génération maintenant de faire la mise en valeur. C’est dire donc que ce projet a traversé des années et est devenu une réalité. Un projet qui a duré 50 ans mérite d’être fêté», indique Ndoffène. il ajoute : «ça veut dire que les différents intervenants ont fait montre de disposition d’esprit, de détermination et de volonté pour aller de l’avant. C’est ce qui nous a porté jusqu’à ce jour où le Jaraaf compte 50 ans». Mais, à cinquante ans, le Jaraaf ne dispose pas encore d’un complexe multisport fonctionnel. A cette question, il réplique : «effectivement, on a un patrimoine laissé par les fondateurs, c’est à la génération actuelle de faire en sorte de mettre en place un dispositif permettant au Jaraaf d’avoir des ressources additionnelles. C’est la mission et je pense qu’on est en train de s’y atteler. Nous allons démarrer les travaux dans les deux ou trois mois qui suivent».

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