Cheikh Sarr, ancien coach des Lions : « C’est la fédé qui m’a proposé l’équipe féminine »

Ex-sélectionneur national des Lions, Cheikh Sarr hérite des Lionnes du basket après la démission de Moustapha Gaye. Le technicien indique que la proposition lui a été faite expressément par la fédération qui lui a assigné l’objectif de reconquête du titre continental perdu à l’Afrobasket 2017 au Mali.
Il a fait des résultats sur le banc des Lions avec une 3ème place à l’Afrobasket 2013 à Abidjan et cette 16ème place au Mondial 2014 en Espagne. Les férus de la balle orange l’ont découvert avec l’équipe masculine, mais il a eu un bref passage avec les Lionnes en 2017 en tant qu’adjoint de Magatte Diop, actuel Directeur technique national. Cheikh Sarr n’est donc pas en terrain inconnu. Mesurant les performances de son prédécesseur Moustapha Gaye, deux fois champion d’Afrique 2009 et 2015, il compte rester sur cette lancée. « Un défi est toujours difficile et il est à la mesure des objectifs poursuivis », note-il.
« Ce qu’il faut pour faire une bonne Coupe du monde »

Arrivé sur le banc à une période cruciale avec une équipe du Sénégal qui pourrait connaître des mutations avec le poids de l’âge et le manque de compétition qui pourraient peser sur certaines joueuses, il se veut prudent : « Je ne sais pas encore le groupe avec lequel nous allons travailler. Seul le niveau de compétitivité et de motivation des joueuses pourra déterminer l’éventail sur lequel nous allons nous appuyer pour construire l’équipe ». Sur les grands axes de son programme pour la reconquête du titre, il renvoie à la Direction technique qui doit donner les orientations. « J’attends d’en discuter avec la DTN pour mettre en place la feuille de route d’abord », note-t-il avant d’évoquer le Mondial féminin, prévu du 22 au 30 septembre 2018 en Espagne, l’ancien coach de l’AS Douanes montre la voie à suivre pour titiller les grandes équipes. « Ce sont des objectifs de processus et de performances en rapport avec les statistiques précédentes. Les moyens sont divers et variés. Il ne suffit pas d’avoir les joueuses et les entraîneurs pour y arriver. C’est tout un dispositif organisationnel continue et constant qui va créer une stabilité dans les performances individuelles et collectives. Le niveau des tournois et matchs amicaux pendant la préparation donne plus d’opportunités pour nous permettre de tester notre capacité réelle à concurrencer les meilleures du monde », lance Cheikh Sarr qui pense que des tournées sont envisageables pour ratisser large et enrôler de nouvelles joueuses.
Passage chez les Lions : « une expérience à capitaliser »

Le séjour de Cheikh Sarr sur le banc des Lions a été marqué par les feuilletons Djibril Thiam et Mouhammad Faye qui ont failli enterrer ses résultats. Avec le recul, il se prononce sur ces incidents qui font partie de la vie des vestiaires de toutes les équipes. N’avez-vous pas pris les filles pour éviter les bisbilles avec les hommes comme ce fut le cas avec Mouhammad Faye et Djibril Thiam ? « Tu veux dire que c’est à cause des problèmes avec ces joueurs que je n’ai pas repris l’équipe ou bien ? Si c’est ça je ne vois pas le rapport. Je n’ai pas décidé de choisir l’équipe féminine. La fédé me l’a proposée. Je n’ai pas de problème personnel avec eux. Djibril on s’est écrit après le mondial et le problème était réglé depuis. Quant à Mouhammad c’était une question de discipline et les mesures qui s’imposaient avaient été prises en son temps. Je regarde devant ». Avant d’ajouter : « Chaque entraineur fait son autocritique sur le plan technico-tactique et managérial. Je fais de même et cela reste personnel. Certainement il y en a eu des erreurs comme toute œuvre humaine et je ne les considère pas comme telles mais plutôt comme une expérience à capitaliser ». Une expérience qui se décline aussi en bons et moins bons souvenirs : « Les pires moments c’est la défaite contre la République dominicaine en match amical de préparation de la Coupe du monde et les meilleurs moments c’est la victoire contre le Mexique toujours en préparation de la Coupe du monde 2014 ». 
« Difficile d’évaluer le niveau du basket local »

Malgré ses nombreux titres 16 (11 en dames et 5 en garçons), le Sénégal continue dans l’amateurisme. Les statistiques des joueurs ne sont pas disponibles à part les paniers inscrits, les licences sont toujours en papier. Pour Cheikh Sarr, il faut un ensemble de choses pour pouvoir analyser et comparer le niveau local avec les autres. « Un niveau nécessite toujours un indicateur de comparaison. Par rapport à quel championnat devrais-je comparer le niveau local ? En plus, c’est un championnat amateur où la plupart des équipes ne reçoivent pas sur les terrains où elles s’entraînent ; ce qui a un impact réel sur le pourcentage de réussite aux tirs par exemple. Et si nous devons le comparer à d’autres championnats européens ou magrébins par exemple, il faudrait des indicateurs. Au Sénégal, les statistiques des équipes ne sont pas disponibles (il n’y a que les nombres de points qui sont mis en exergue, ndlr) et une évaluation générale est presque impossible vu les conditions de compétition. Evaluer notre niveau local dans ces conditions serait purement subjectif », analyse Cheikh Sarr.
source : Record

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