Athlétisme: les performances du marathon passées au crible par la science

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Ancienne athlète de haut niveau, chercheuse en biomécanique et physiologie, Véronique Billat dissèque les performances des coureurs à pied depuis 30 ans. Elle s’est entre autres penchée sur le cas du Kenyan Eliud Kipchoge.

En analysant les performances du Kenyan Eliud Kipchoge, meilleur marathonien du monde depuis 5 ans, Véronique Billat en a tiré des certitudes scientifiques. Pour aller vite sur marathon, il ne faut pas nécessairement courir à une allure constante. Selon Véronique Billat, le coureur qui calque sa course sur sa montre, pour essayer de couvrir chaque kilomètre au même rythme, se trompe. Lorsqu’Eliud Kipchogue a battu le record du monde du marathon à Berlin en octobre 2018 (1h01’49 »), il est parti vite sur les dix premiers kilomètres, mais a ensuite ralenti pour mieux accélérer sur la fin de course. Véronique Billat nomme cette approche de course : la théorie de la « cuvette ».

Partir vite, finir vite, mais passer les deux tiers de la course en dessous de sa vitesse moyenne pour permettre au corps de se régénérer durant l’effort. Voilà ce qui serait la clef pour optimiser la performance. Pour Véronique Billat, le marathon n’est en qu’à ses balbutiements. Prenant l’exemple d’Usain Bolt en sprint, elle estime que des barrières vont tomber. Parce que la science de l’entraînement, la diététique vont progresser. Parce que dans un monde de plus de 7 milliards d’individus, il y a, notamment en Afrique, des pépites et des talents incroyables à découvrir. Dans quelques décennies, ce n’est pas en moins de deux heures que les meilleurs courront le marathon, prévient Véronique Billat, mais en 1H50 !

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