Après les révélations de L’Equipe : Quand Lamine Diack «lâche» son fils Massata

Assigné à résidence en France depuis quatre ans pour une affaire de corruption, Lamine Diack a été entendu pour la dernière fois en juin par le juge français, Van Ruymbeke. Une audition qui a intéressé L’Equipe (édition du mardi) qui révèle que l’ancien président de l’Iaaf a reconnu devant le juge certaines pratiques de son fils Papa Massata Diack, consultant marketing auprès de l’instance mondiale d’athlétisme.
«Je savais qu’il faisait du lobbying, comme Sebastian Coe. Mon fils était un des meilleurs au monde en matière de marketing», déclare-t-il en utilisant le passé. Comme pour exprimer quelques regrets par rapport au cas de Massata présentement.

«J’aurais dû plus surveiller mon fils»
En effet, à travers ces révélations du quotidien sportif français, on sent dans les propos de Diack-père un sentiment de regret et d’impuissance face aux agissements d’un fils qui, selon lui, «a été mouillé par Hulmut Digel» qui avait remis à la justice française des documents concernant Papa Massata Diack.
«M. Digel raconte des histoires, lance-t-il. C’est lui qui avait tout le pouvoir. On a eu cette réunion. Cela m’a choqué, mais c’était Digel qui était entièrement responsable […] Mon fils dépendait de M. Digel […] Digel aurait pu mettre fin à toute collaboration avec lui, il ne l’a pas fait […] j’ai dit à mon fils que c’était une connerie […]», a-t-il soutenu. Avec de lâcher cette phrase qui veut tout dire : «Après coup, je me dis que j’aurais dû plus surveiller mon fils et d’autres. En lisant le dossier, je découvre certaines choses, je tombe des nues.»
Suffisant pour l’ancien patron de l’athlétisme mondial de mesurer le degré d’implication de Diack-fils.
Poursuivant, il avait révélé ses relations avec l’émir du Qatar, un

passionné d’athlétisme. «C’était un ami, un mordu d’athlétisme. Mons fils, du temps d’Isl (société suisse de marketing sportif), était allé à Doha où il s’était occupé du premier tournoi de tennis et il a découvert que l’émir était passionné d’athlétisme. Il le connaissait. Un jour, l’émir m’a invité à passer une journée en famille dans le désert. Lui, j’aurais pu lui demander de payer des primes, etc. C’était bien avant, il y a longtemps. Avant son abdication. L’émir était malade.»
Diack-père dit ne pas être au courant de la somme de 3,5 millions de dollars du Qatar perçus par son fils via Oryx Qsi. «Je ne sais pas. Je ne trouve pas cela normal. Je tombe des nues.»
Rappelons que le président Diack sera devant la barre, du 13 au 23 janvier. Il sera jugé avec cinq autres protagonistes mais deux seulement devraient assister aux débats : l’ancien responsable de la lutte antidopage de l’Iaaf, Gabriel Dollé, (corruption) et l’ancien conseiller juridique de Lamine Diack, Habib Cissé, (complicité de corruption).
Son fils, Papa Massata Diack, (poursuivi pour corruption, blanchiment et recel d’abus de confiance), l’ancien président de la Fédération russe, Valentin Balakhnichev, et l’entraîneur russe, Alexeï Melnikov, ont également été renvoyés devant le Tribunal, mais ils restent tous trois à l’abri dans leurs pays.

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