La fraîcheur pour ne pas dire le froid qui accueille ce vendredi matin le visiteur qui débarque à l’aéroport d’Iekaterinbourg, la capitale de l’Oural, contraste fortement avec le temps printanier voire estival caractérisant Moscou et Kaluga en cette fin de semaine.
Les vestes en cuir et en laines, les bonnets, doudounes, les pull-overs étaient de sortie pour la vingtaine de journalistes sénégalais ayant précédé sur place les Lions de plusieurs heures, l’équipe nationale du Sénégal étant attendu à Iekaterinbourg à 19h locales, soit 15 h à Dakar.
Les Lions vont jouer dans cette ville leur deuxième match de poule du Mondial contre le Japon, dimanche. 
Mais en dépit du froid et de la fine pluie qui s’est abattue sur la ville en ce début de journée, les hôtesses et les stewards du comité d’organisation étaient là pour faciliter le déplacement de toutes les personnes “venues pour célébrer la fête du football avec la Russie”.
Emmitouflé dans une parka de couleur or pour se protéger de la froide pluie, un jeune volontaire prend le temps d’informer les nouveaux arrivants que le transport public est gratuit avant de demander au premier bus arrivé de les embarquer pour le centre-ville.
Sur le trajet de plus d’une demi-heure, le nouveau venu peut admirer de la route les baies vitrées du bus, l’hôtel s’apprêtant à accueillir les Lions, toujours occupé par les Péruviens qui ont été battus 0-1 par les Bleus, la veille.
A côté, les services de sécurité veillent au grain, également emmitouflés dans leurs tenues de camouflage et surtout munis d’engins de détecteurs d’explosifs et de mines.
En face de l’hôtel, une luxuriante végétation et un plan d’eau renvoient une image exotique de carte postale.
Ce réceptif hôtelier sera de retraite aux protégés d’Aliou Cissé, un laboratoire même pour préparer la potion magique susceptible de venir à bout des Samourais Bleus dont les supporters ont été aperçus en nombre en plein centre-ville sur une allée très commerciale.
Ce groupe de supporters, la plupart d’un âge très avancé, saluaient avec enthousiasme la délégation de reporters sénégalais, sous l’œil complice d’une citadine russe venue s’informer.
Si elle ne parle un traitre d’anglais encore moins de français, elle a pourtant cherché à se rendre utile, se proposant pour guider les nouveaux arrivants à la quête d’un gîte du niveau de leur bourse.
Très motivée, elle n’hésite pas à insister dans ses explications, pointant une grande statue en bronze de Lénine, un des fondateurs de l’URSS (Union des républiques socialistes et soviétiques) qui continue de trôner ici fièrement.
Comme si le temps s’était arrêté, de l’autre côté de la rue, un superbe bâtiment fait de verre et d’acier ressemblant à s’y méprendre au Bundestag, le parlement allemand à Berlin, place la nouvelle Russie dans son véritable contexte de pays vivant de l’économie de marché. Comble des paradoxes.
Ce beau bâtiment est en fait un “shopping center” proposant des vêtements dernier cri et comptant des salles de spectacle.
A l’entrée, un grand ballon posé exprès démontre si besoin en était que la Coupe du monde n’est pas loin, comme d’ailleurs les drapelets et les affiches qui célèbrent le plus grand événement du football mondial qui a eu élu domicile du 14 juin au 15 janvier dans le pays de Vladimir Poutine.
SD/BK

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