Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Jacques Brunel, le nouveau sélectionneur du XV de France, aura la lourde tâche de battre l’Irlande dès le premier match des Bleus samedi 3 février au Stade de France. Les tricolores n’ont remporté aucune rencontre depuis le 18 mars dernier face au Pays de Galles. L’homme doit convaincre que l’ère Guy Novès, son prédécesseur, est terminée.

En tant qu’adjoint, Jacques Brunel a remporté quatre Tournois des VI Nations. L’homme à la moustache est de retour, mais cette fois avec le costume de sélectionneur. Va-t-il vivre la même expérience alors que le rugby français est loin d’avoir brillé ces temps derniers ? Le nouveau sélectionneur doit redonner de l’allant à un XV de France qui n’a rien démontré sous l’ère de Guy Novès, son prédécesseur.

Une expérience mitigée avec les Azzurri

« J’aborde mon premier Tournoi des VI Nations en tant que sélectionneur tricolore. Est-ce différent de l’époque où je n’étais qu’adjoint ? La pression n’est pas la même, c’est certain. A cette époque-là (2002-2007), c’était l’actuel président qui avait plus de pression (Bernard Laporte, président de la FFR). Mais franchement, je suis assez serein, confiant. Parce que le potentiel français existe et cette qualité est prête à éclore », admet Jacques Brunel.

Au Stade de France, les Bleus vont devoir faire des miracles face à une sélection irlandaise qui pointe désormais à la troisième place du classement international. Jacques Brunel, nommé le 28 décembre dernier, s’apprête à retrouver les VI Nations, deux ans après avoir reçu une deuxième cuillère de bois – remise au dernier du Tournoi – avec l’Italie, épilogue pénible d’une aventure mitigée avec les Azzurri. Celui qui avait commencé sa carrière d’entraîneur avec les cadets de Auch (sud-ouest de la France), avait terminé son mandat en Italie usé par les défaites.

Le XV de France, qui reste sur six tests sans victoire, « n’est pas favori » face à l’Irlande, selon Brunel. « On espère que ces 15 jours nous auront construit un état d’esprit qui va nous permettre de rivaliser », dit Jacques Brunel qui sait qu’il faut remonter à 2011 pour trouver trace d’un bon résultat en VI Nations (3e place).

L’envie et le plaisir dans la nouveauté

Arrivé à Marcoussis, le quartier général de l’équipe française, Jacques Brunel a rencontré des joueurs tricolores à la peine, qu’il a fallu remotiver. Sa méthode : l’envie et le plaisir dans la nouveauté. Aujourd’hui, le XV de France est composé d’un encadrement novice à ce niveau et de jeunes recrues, à l’image de l’ouvreur bordelais de 19 ans Matthieu Jalibert ou de l’arrière de Castres Geoffrey Palis. « J’aimerais qu’on soit capable de faire vingt premières minutes assez impressionnantes », a confié le capitaine du XV de France Guilhem Guirado lors d’un point presse.

« Le résultat pour nous sera déterminant. Il peut créer la confiance qui s’est peut-être étiolée sur les derniers mois. Il est clair qu’une victoire faciliterait les choses, mais surtout, on veut un contenu de qualité », assure l’ancien manager de Bordeaux-Bègles.

Dans un entretien au journal l’Équipe, Jacques Brunel, 64 ans, s’engage à raser sa moustache en cas de sans-faute du XV de France lors de ce Tournoi. Les Irlandais, qui sont invaincus depuis le 10 mars 2017, apparaissent comme le premier obstacle avant de penser à changer de visage.

Categories: Rugby, Une Rugby

Comments are closed.

  • Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

    Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

  • 2002 FIFA World Cup Korea Japan