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Il n’a pas suivi les pas de sa grande sœur Mborika Fall, entraîneur du Dakar université club, grande basketteuse et ancienne internationale. Alioune Fall est arbitre international de basket depuis 2010. En l’absence des équipes sénégalaises au FIBA Champions Cup de Radés (Tunisie, 11-20 décembre), celui qui considère que Mborika Fall a fait de lui un homme compte faire forte impression et honorer le drapeau national.
Entre 2010 et aujourd’hui, il a fait le tour de l’Afrique pour officier des compétitions internationales comme les Afrobasket (seniors, juniors et cadets), sans compter les compétitions interclubs, dont la présente édition qui se tient en Tunisie. Joint sur le réseau social WhatsApp depuis Radés, il analyse la différence entre les compétitions africaines. « La particularité est qu’en Afrobasket il y a des joueurs professionnels et c’est pratiquement un enjeu d’Etat par contre les clubs c’est d’habitude les villes mais on n’y trouve des joueurs américains contrairement en Afrobasket ou les joueurs sont des africains mais pour nous arbitre il n’y a pas de différence c’est juste un match de basket ». 
Professeur d’éducation physique et sportive, il parvient à allier l’arbitrage et l’enseignement sans grosses difficultés. Il a même mis en place une Association « Village de Guerre » basée à Thiaroye pour aider les élèves, issus de familles démunies.
« L’arbitrage sénégalais est au top niveau, mais… »
Seul arbitre senegalais au FIBA Champions Cup, Alioune Fall juge le niveau de ses collègues. Saluant le travail abattu par la Fédération, il demande plus d’ouverture pour permettre aux arbitres de se frotter aux meilleurs. « L’arbitrage sénégalais fait partie des meilleurs d’Afrique ; la preuve FIBA demande nos services souvent comme arbitre neutre. Cela se traduit par la présence de notre président Pape Banda Ndiaye dans les grandes compétitions, sans oublier les arbitres internationaux Mbaye Gueye, Aïssatou Diagne, Mbaye Sèye (basé en Allemagne), Papa Félix Sèye, Astou Dabo, El Malick Fall et Henri Biagui. Les 8 internationaux que nous avons il y a 20 derrière qui sont meilleurs que nous. Cela ne suffit pas mais avec la nouvelle politique FIBA. Le Sénégal a droit à maximum 10 arbitres. En 2019, on sera 10 et on va préparer le terrain pour la relève. C’est vrai que la Fédération abat un gros travail. Mais, ils doivent profiter des personnes ressources comme Pape Banda Ndiaye qui est un expert. Il faut former un groupe d’élite composé de 15 arbitres, mettre les moyens, les prendre en regroupement de temps en temps, les recycler ou les amener dans les stages européens en collaboration avec les autres fédérations d’Euroligue. Tous les pays le font sauf le Sénégal et malgré tout on fait partie des meilleurs ». 
« Mborika s’est beaucoup sacrifiée pour moi »
Il a évoqué par ailleurs ses relations avec sa sœur Mborika Fall qui a contribué à sa réussite. « Elle est une mère pour moi. Quand elle allait s’entraîner je partais avec elle au stade Joseph Gaye. Elle a fait de moi un homme et a sacrifié sa vie pour que je réussisse ». Toutefois, il précise que c’est Ndiaga Lô, le coach de SLBC qui lui a transmis le virus du basket.
source : Record

Categories: Basket, une, Une Basket

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