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S’il dit ne pas être écarté par son coach de Horoya AC (Ligue 1 Guinée), Victor Zvunka, Khadim Ndiaye reconnaît tout de même l’existence d’une petite altercation entre eux. Le portier sénégalais dit avoir hâte de retrouver la compétition pour espérer voir son nom mentionné sur la liste des Lions en vue de la 1ère journée des éliminatoires de la CAN-2019 entre le Sénégal et la Guinée équatoriale, le 10 juin prochain à Dakar.

Khadim, depuis quelque temps, vous êtes relégué au second plan à Horoya AC par votre coach, Victor Zvunka. Qu’en est-il ?C’est vrai que depuis quelque temps, je ne joue plus mais la façon dont les gens interprètent cette situation est fausse. Je n’ai pas effectué le dernier déplacement de l’équipe en Afrique du Sud pour les besoins de la Coupe d’Afrique, mais je me suis entraîné avec le groupe pendant toute la semaine. J’ai un problème à un doigt. Du coup, j’ai passé un scanner et fait une radio pour avoir une idée de la gravité de la blessure. C’est le coach lui-même qui m’a demandé de rester avec l’équipe réserve jusqu’aux résultats des différents examens que j’ai passés. Ceux-ci sont sortis à la veille du départ de l’équipe. Alors, c’était juste pour que je voyage avec l’équipe. Par la suite, le coach m’a demandé de m’entraîner avec les Juniors avant d’intégrer l’équipe le lundi, au retour de l’expédition sud-africaine.

Donc, vous êtes écarté…

Je n’ai jamais été écarté. Je reconnais tout de même qu’il y a eu une petite altercation avec l’entraîneur à la veille de notre match contre Tanger (club marocain, ndlr). Il a décidé de ne pas m’aligner. Le lendemain, vers les coups de 16 heures, j’ai eu une discussion avec les dirigeants qui m’ont convoqué. Ils m’ont corrigé. Tous les deux, on a expliqué la situation. On a respecté le groupe et moi j’ai commencé à travailler sans problème.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ce problème avec le coach ?

Pour lui (Zvunka, ndlr), je suis très autoritaire dans ce groupe, je me permets tout. Il a dit que les dirigeants m’ont accordé une liberté totale. Peut-être qu’il voulait freiner mes ardeurs. Je dis que c’est bien qu’il agisse de la sorte. Ça me permettra de savoir que je suis un simple joueur. Même si on m’accorde certaines choses, je ne dois pas non plus en abuser. Je n’ai jamais passé outre les règles du club encore moins ceux du groupe.

Donc, vous reconnaissez un certain écart de conduite au sein de votre club ?

Non, pas du tout. Vous me connaissez mieux que quiconque. Je n’ai pas froid aux yeux. Je n’ai aucun problème avec le coach. Cette situation m’a dérangé parce que depuis cinq ans, je me suis inscrit dans un projet avec l’équipe de Horoya. On a atteint le premier objectif qui était d’intégrer la phase de poules d’une compétition africaine. C’est une petite altercation. Pas une sanction. Encore une fois, si je n’ai pas effectué le voyage en Afrique du Sud, c’est parce que j’ai des problèmes au doigt. C’est le médecin du club qui m’a ordonné de m’arrêter pendant dix jours. Et j’ai hâte de retrouver l’équipe pour être opérationnel jeudi en championnat. C’est ce qui m’intéresse le plus.

Après 5 saisons au Horoya, quel bilan tirez-vous de votre séjour guinéen ?

Un bilan positif. Je suis très satisfait parce que chaque année, on joue les compétitions africaines. Ce qui veut dire qu’on gagne soit le championnat, soit la Coupe nationale ou encore les deux en même temps. Le plus difficile, c’était d’atteindre la phase de poules. Dieu merci que cela est fait. On est dans la compétition. Et on compte hisser les couleurs du Horoya au sommet du football continental. Avant de croiser le TP Mazembe le 24 mai prochain, on se battra pour remporter le match de championnat qui se dresse devant nous.

Abdoulaye Diallo non plus ne joue pas en club. Ne craignez-vous pas que tous deux vous perdiez votre place en équipe nationale pour manque de compétition ?

Vous savez, la situation est compliquée et je vous dis que ça me fait mal de ne pas voir Abdoulaye Diallo jouer en club. C’est un très grand gardien de but. Personnellement, depuis quatre ans, tout le monde sait que j’ai joué presque tous les matchs de Horoya. Je suis le joueur le plus utilisé de l’équipe. Maintenant, il y a un petit problème exacerbé par une petite blessure. Ce qui fait que je suis un peu en manque de compétition. Mais, d’ici la sélection, j’espère que tout rentrera dans l’ordre. Je suis pressé de jouer des matchs pour être prêt pour la sélection. Bien entendu si j’ai la chance d’être appelé, je viendrais répondre avec plaisir comme toujours. Sinon, je vais continuer à travailler pour les prochaines sorties.

Aliou Cissé vous a-t-il appelé pour s’enquérir de votre situation ?

Franchement, je ne peux pas répondre à cette question-là. Même si le coach m’appelle je ne peux pas le dire. C’est la cuisine de la Tanière parce que l’on nous interdit de dévoiler les secrets de l’équipe. Si je dis que le coach m’a appelé, ça voudrait dire que je serais sélectionné. Si je dis le contraire, cela sous-entendra qu’il ne m’a pas sélectionné. Mieux vaut ne rien dire. Actuellement, je n’ai pas la possibilité de jouer pour l’instant. Je vais me battre pour y arriver.

On demande s’il vous a appelé pour avoir une idée par rapport à la situation que vous vivez présentement en club ?

Après ma blessure, je suis venu au Sénégal, j’ai échangé avec le médecin du club, le docteur Fédior. D’ailleurs, c’est lui-même qui m’a recommandé à Soumbédioune pour rencontrer un spécialiste. J’ai dit aux dirigeants de mon club que je ne vais pas au Maroc encore moins en Europe pour me faire soigner. Je préfère le Sénégal parce qu’il y a le médecin de l’équipe nationale qui pourra bien s’occuper de moi. Le docteur Fédior m’a mis en rapport avec ses collègues de l’hôpital de Soumbédioune. Après examen, ils m’ont dit qu’il n’y a rien de grave. C’était juste un petit hématome que j’ai négligé en jouant avec pendant trois mois. Donc, je dois immobiliser le doigt pendant une dizaine de jours avant de reprendre la compétition. D’ailleurs, avant-hier, j’ai joué une rencontre amicale avec les Juniors. Vous ne pouvez pas imaginer combien j’ai hâte de retrouver mes coéquipiers pour reprendre du service normalement.

Khadim Ndiaye (Sénégal 2-2 Algérie / CAN Gabon 2017)

Pouvons-nous parler de la dernière Coupe d’Afrique des Nations ?

Bien sûr. Personnellement, j’étais à ma deuxième phase finale (après celle de 2012, ndlr). Notre élimination était bizarre parce que tout le monde sait qu’il y avait de la place pour y arriver. Nous avons vécu la même situation en 2012. Nous avions à l’époque la meilleure équipe du tournoi. Malheureusement, on n’a pu franchir le premier tour. Cette année aussi nous avions la meilleure équipe et nous sommes tombés en quart de finale. Nous avons chuté face au Cameroun, une équipe qui est restée dans sa zone pendant toute la rencontre. Il nous a manqué un peu de chance pour pouvoir pousser le ballon au fond du filet. On a franchement eu mal. Mais, aujourd’hui, cette phase est terminée, il y a des échéances plus importantes qui sont devant nous, notamment la Coupe du monde 2018. On a conscience qu’au bout de l’effort, il y a toujours une récompense. C’est pourquoi, on ne doit nullement baisser le bras. On a un jeune entraîneur qui en veut. Aliou Cissé peut devenir un très grand entraîneur. Zinedine Zidane est sorti de nulle part. Mais, aujourd’hui, on peut dire qu’il est l’un des meilleurs entraîneurs du monde. Ses joueurs au Real Madrid se battent pour lui et il a le charisme que certains entraîneurs n’ont pas malgré 20 ans de carrière. Dans la Tanière, on a une grande complicité avec Aliou Cissé, il est prêt à tout donner à son groupe.

La cascade de blessures est-elle un motif d’inquiétude contre la Guinée équatoriale que le Sénégal doit rencontre le 10 juin prochain, à Dakar en éliminatoires de la CAN-2019 ?

Nous vivons une situation un peu difficile. Vous savez, se passer de joueurs comme Cheikh Kouyaté, Sadio Mané et Cheikh Mbengue n’est jamais facile. Cela prouve que le Sénégal est une grande équipe. Mais, comme le coach nous le rappelle souvent, il n’y a qu’une seule star dans ce groupe : c’est l’équipe. Les joueurs qui étaient barrés par ces joueurs là, auront la chance de prouver à la face du monde qu’on doit compter sur eux aussi. À eux de prouver pour gagner la confiance de l’entraîneur. Le Sénégal a 23 titulaires. Et je suis convaincu que ceux qui ne jouent pas régulièrement seraient titulaires dans d’autres pays. Et encore une fois, dans les cages, je souhaite qu’Abdoulaye Diallo retrouve la compétition. En ce qui me concerne, je vais me donner à fond pour retrouver ma place dans l’équipe type du Horoya afin d’avoir 4 matchs dans les jambes pour être prêt si le coach fasse appel à moi pour le match contre la Guinée équatoriale.

Stades

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