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Il a fallu attendre la 4ème journée de compétition pour voir le Sénégal glaner ses premières médailles. Et c’est de l’or que Sangoné Kandji a dégoté au triple saut pour la délégation nationale qui avait fini d’accepter difficilement le forfait pour blessure de Moustapha Kama du taekwondo qui s’est contenté du bronze chez les moins 54kg. Un concours largement à sa portée, regrette-t-il.

Bakou (Azerbaïdjan) : L’hymne national a été chanté ce mardi, pour la première fois aux 4èmes de la Solidarité islamique, Bakou 2017. Un cérémonial qui a eu pour vedette Sangoné Kandji, vainqueur du concours du triple saut chez les dames avec une performance de 13,05m. Sur son premier essai, elle a établi la marque qu’elle a pu conserver sans possibilité pour les cinq autres concurrentes de la finale de la suivre. Même si la Camerounaise Joelle Mbumi Nkouindjin a tenté de sonner la révolte, elle aussi dès son premier saut à 12,84m et qui a finalement pris la deuxième place. Mais la barre a été placée très haut par la Sénégalaise qui a su gérer son avance et même lever le pied, même si tous ses quatre sauts (elle a fait l’impasse sur le 6ème) lui auraient permis de dominer ses adversaires.

Ainsi, au premier jour des compétitions d’athlétisme, la pensionnaire du Diaraf de Dakar a permis au pays de remporter son premier titre dans ces Jeux. Elle établit par la même occasion, son record personnel sur la spécialité ; l’ancienne marque étant de 13m réalisée à Dakar. Peu après elle au Baku Sports Hall, Moustapha Kama devait se contenter du bronze après avoir été contraint à l’abandon en demi-finales chez les moins de 54kg. Dans un tournoi où il était très largement favori au regard des adversaires qu’il avait en face, il a dû renoncer à son deuxième combat qui devait l’opposer à l’Iranien Mahdi Eshaghi. Il avait auparavant battu en quart de finale, le Marocain Amine Elharmazi par 13 à 9 après avoir été dispensé de premier tour. Ces deux médailles étaient les bienvenues dans le camp sénégalais où les athlètes déjà en lice n’ont pas eu la même performance malgré les efforts consentis.

C’est donc naturellement que dans le groupe où on commençait à perdre patience, toute la délégation (responsables, athlètes et entraineurs) a apprécié. Pour le Directeur de la Haute Compétition, Souleymane Boun Daouda Diop, ces médailles ont détendu l’atmosphère et mis du bien dans le groupe. Avec ces deux médailles, le Sénégal fait un bond qualitatif au classement général et se hisse au 17ème rang, la 5ème place africaine derrière l’Algérie, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc. Le classement général est toujours dominé par la Turquie avec 115 podiums (43 Or, 40 Argent et 32 Bronze) devant l’Azerbaïdjan (81 médailles dont 41 or, 24 argent et 15 bronze). L’Iran gagne deux places et se retrouve 3ème avec un total de 30 médailles dont 10 titres.

Les deux athlètes sénégalais du jour sont les nageurs
Après leurs demi-finales la veille, Adama Thiaw Ndir et El Hadj Adama Niane ont récidivé ce mardi en se faisant éliminer aux portes de leur finale. Pour le premier qui était aligné au 50m dos, c’est un chrono de 29’’04 qui a sanctionné sa course. Il a, par la même occasion, amélioré sa propre performance et titillé le record national qui est à 2 centièmes, selon son coach Birane Diop. Son compère s’est également bien débrouillé dans le bassin avec un chrono de 57’’67 au 100m Nage libre. C’est ce dernier qui clôture d’ailleurs la prestation des nageurs sénégalais dans ces Jeux en s’alignant aujourd’hui sur 50m Papillon. En para athlétisme, Boubacar Cissokho sera aligné au lancer du disque F57.

Moustapha Kama, un espoir déçu !
La déception fut grande pour Moustapha Kama mais aussi pour la délégation sénégalaise au moment où il a fallu pour ce dernier, renoncer à son combat. Une demi-finale qui devait l’opposer à l’Iranien Mahdi Eshaghi qui a fini par remporter l’or. La faute à une blessure aux adducteurs contre laquelle le corps médical n’a pu rien faire. Et à cause de laquelle le Dr Babacar Ngom, le Directeur de la Haute Compétition et la chef de la Délégation sont intervenus pour le dissuader de disputer son combat. Ce, pour préserver son intégrité physique et être d’attaque pour les prochains rendez-vous, en particulier les Championnats du monde prévus du 24 au 30 juin prochain en Corée. Il venait alors de se défaire du Marocain Amine Elharmazi. Un combat éreintant au terme duquel il s’est écroulé, la mine amère à l’idée de devoir laisser filer une chance de titre pour le Sénégal. « Je suis très déçu parce que je sais que le titre était à ma portée », a-t-il regretté.

Avant d’ajouter, « j’ai battu dernièrement les deux autres demi-finalistes (l’Azerbaïdjanais Gashim Magomedov et l’Afghan Mohsen Rezaee, ndlr) et la manière de combattre de mon adversaire me convenait et je pouvais m’en défaire facilement ». Mieux classé que ses concurrents au ranking mondial dans sa catégorie, ses dernières performances lui donnaient également un ascendant psychologique sur eux, en particulier le futur vainqueur qu’il voulait à nouveau dominer, cette fois devant son public.

C’est donc avec beaucoup d’amertume qu’il a renoncé à aller au bout de ses ambitions. Moustapha Kama voulait faire de ces Jeux, le rendez-vous de la confirmation. Etabli en Allemagne depuis octobre dernier, il dit avoir disputé 9 tournois avec autant de médailles glanées. Avec son forfait, c’est un espoir de titre qui s’est envolé pour la délégation qui pouvait donc boucler la journée avec deux sacres.

 

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