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Les pays africains doivent intégrer en masse la Confédération africaine de tir afin que leurs voix soient davantage prises en compte au niveau des instances mondiales comme la Fédération internationale de tir. C’est l’opinion du président de la Fédération sénégalaise de tir, Mamadou Bâ, qui revenait du Caire où s’est tenue récemment l’assemblée générale élective de la Confédération africaine de tir et les championnats d’Afrique de la discipline.

A ce sujet d’ailleurs, des missions seront effectuées auprès des pays non encore membres de la confédération afin de les sensibiliser sur la nécessité d’adhérer à l’instance continentale. Des journées portes ouvertes sont même prévues dans ces pays pour mieux les inciter à l’adhésion pour un agrandissement de la famille du tir africain. Mamadou Bâ qui a été élu 1er vice-président de la Confédération africaine de tir, une première dans l’histoire du tir sénégalais, était en concurrence avec quatre autres candidats pour quatre places. Mais à l’issue du vote, il est passé devant l’Afrique du Sud, le Soudan et le Kenya ; et c’est le Maroc qui a été recalé. Une assemblée générale élective qui a vu la reconduction du président sortant, l’Egyptien Aladin Gabr, qui a été réélu à l’unanimité et l’arrivée de la Mauritanie comme nouveau membre. Côté compétitions, les Lions du tir qui défendaient nos couleurs sur les terres égyptiennes sont revenus avec trois médailles d’argent et une de bronze.

Création du futur centre de tir national
Les succès du Sénégal sur les champs de tir africains ont incité les dirigeants de cette discipline chez nous, à ressortir le dossier du fameux stand tant demandé par la fédération. A ce sujet, le président de la fédération Mamadou Bâ a souligné que les fédéraux ont eu des promesses du ministre des Sports d’introduire dans le prochain budget 2018, le projet de construction d’un stand de tir national qui répond aux dimensions internationales.

Ce stand, de l’avis de Mamadou Bâ, sera érigé sur le site de Diamniadio. « Si ce projet se concrétise, on pourrait envisager d’organiser des championnats d’Afrique et du monde. Les retombées seront non négligeables », a estimé Mamadou Bâ.

A son avis, la fédération a beaucoup misé sur la promotion des jeunes avec notamment l’organisation de journées portes ouvertes qui ont connu beaucoup de succès auprès de la jeunesse. « Au cours de ces journées, on a repéré au moins une bonne dizaine de jeunes qui ont un potentiel certain et qui pourraient constituer l’élite de demain », a encore estimé le président de la fédération qui a cité l’exemple de l’Afrique du Sud qui a beaucoup investi sur cette catégorie avec des résultats qui dépassent tous les espoirs au niveau de ce pays. « Vous savez, notre élite est vieillissante, il faut penser alors à la relève et nous ciblerons ces jeunes pour une relève de qualité », a-t-il dit.

Suppression de certaines épreuves par la fédération internationale
Au cours de l’assemblée générale du Caire, les dirigeants africains n’étaient pas du tout en accord avec le souhait exprimé par la fédération internationale de supprimer certaines épreuves du tir dans les compétitions ; à savoir la carabine à genou, le double trap et le pistolet libre. L’argument avancé par l’instance mondiale, c’est que ces épreuves ne sont pas pratiquées par les femmes et qui plus est ont eu le moins de médailles aux derniers Jo de Rio. Ce qui n’est pas l’avis des Africains qui ont estimé avoir beaucoup investi dans la promotion de ces disciplines. « Si c’est pour l’égalité des sexes, nous sommes d’accord pour l’introduction des femmes, mais pas pour la suppression de ces épreuves. Nous allons nous retrouver à Munich le 25 juin pour débattre de la question », a-t-il indiqué.

Mais le problème au niveau des dirigeants africains, c’est qu’ils sont sous-représentés au sein de la fédération internationale pour pouvoir peser sur les décisions. Une situation que déplore le président Mamadou Bâ car, selon lui, l’Afrique doit avoir au moins un vice-président au sein de la fédération internationale comme c’est le cas au football ou au basket ou d’autres disciplines. « Nous avons estimé que l’Afrique est marginalisée dans l’attribution des postes, alors qu’on doit participer à la prise des décisions au niveau international. Je me ferais le porte-parole car on n’a aucune aide, aucune subvention venant de la fédération internationale », a-t-il déploré.

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