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Le Sénégal est la nation la plus titrée au FIBA Women’s AfroBasket, avec 12 sacres continentaux à son actif, et ceux qui osent douter de sa domination risquent bien d’en faire les frais. La capitaine Aya Traoré était sur le terrain lors de la conquête des médailles d’or de 2009 à Madagascar et de 2015 au Cameroun.

Toutefois, l’échec en finale de l’édition 2007 à Dakar contre les grandes rivales Maliennes lors de sa toute première participation, la défaite 62-54 en finale contre l’Angola en 2011 à Bamako et le troisième rang décroché en 2013 au Mozambique sont autant de rappels à l’ordre pour Traoré et ses coéquipières.

« Ce genre de compétition n’est jamais facile, mais il faut toujours l’aborder avec le même état d’esprit, à savoir essayer d’être les meilleures possible. »

Avec ceci à l’esprit, une qualification pour la FIBA Women’s Basketball World Cup 2018 en Espagne sera en plus en jeu cette année. Privée de l’édition 2014, Traoré sait qu’il sera d’autant plus important de gagner au Mali, afin d’obtenir un ticket pour la compétition mondiale. Aux JO de Rio 2016, le Sénégal avait dégagé un sentiment de contentement, d’accomplissement. Place maintenant à un autre rêve. Traoré s’est arrêtée quelques instants pour parler à FIBA.com de ses envies de préserver le titre continental et d’aller en Espagne l’année prochaine.

Où en êtes-vous dans la préparation du tournoi au Mali ?
La plupart des championnats ne sont pas finis, donc pas mal de joueuses sont encore engagées, mais je pense que la majorité des pays ont, à leur manière, commencé leur préparation.

Quelle sera l’importance, pour vous, de pouvoir aborder cette compétition avec une équipe aussi expérimentée que la vôtre ?
C’est toujours un avantage d’avoir des joueuses d’expérience, car elles connaissent les clés du succès. C’est un atout pour l’équipe, à tous les niveaux.

Le Sénégal domine le basketball féminin africain depuis de longues années. Comment entendez-vous confirmer cette domination au Mali ?
Nous sommes très reconnaissantes de ce que Dieu nous a permis de réaliser au cours des dernières années. Cela avait déjà commencé avec la génération précédente. Ce genre de compétition n’est jamais facile, mais il faut toujours l’aborder avec le même état d’esprit, à savoir essayer d’être les meilleures possible et de tout donner pour avoir du succès.

“Je ne peux pas dire quelles équipes, l’hôte ou des autres, arriveront jusqu’en finale, mais nous serons pour notre part en mission.”

Vous étiez la MVP de l’édition 2015 au Cameroun, pensez-vous avoir la capacité de rééditer cette performance?
Mon objectif principal est de tout mettre en oeuvre pour aider mon pays à gagner. C’est le but ultime.

L’Angola et le Mali sont aussi en quête d’un titre, et ces deux nations ont été très régulières durant la dernière décennie. Vous inquiètent-elles ? Y-en-a-t’il d’autres dont vous vous méfiez plus particulièrement ?
Toutes les équipes sont bonnes. Vous ne pouvez sous-estimer aucun adversaire. Les pays qui sont là le sont pour une raison. Il est impossible de prédire comment les choses vont se passer, c’est très ouvert. Tout le monde sera là, prêt à en découdre.

Au plan personnel et au plan collectif, quels sont vos objectifs pour le tournoi au Mali? Pensez-vous que le fait de jouer au Mali sera un avantage pour vous, ou que cela ne sera un avantage que pour le Mali, comme ça en avait été le cas pour le Cameroun, hôte en 2015, qui en avait profité pour atteindre la finale ?
Je ne peux pas dire quelles équipes, l’hôte ou des autres, arriveront jusqu’en finale, mais nous serons pour notre part en mission. Ce genre de compétition n’est pas facile et vous ne pouvez pas simplement croire que le trophée vous tend les bras et que vous n’avez qu’à le prendre. Nos objectifs pour le tournoi ont toujours été les mêmes. Se remettre en position de gagner le titre ne sera pas une tâche aisée, mais nous avons faim de victoires. Le chemin est long et sinueux, mais nous serons prêtes à relever le défi.

Les deux équipes finalistes obtiendront par la même occasion une place pour la FIBA Women’s Basketball World Cup de l’année prochaine. Quelle importance revêt une participation à la finale pour le Sénégal, avec un enjeu aussi grand ?
C’est extrêmement important, parce que nous voulons toujours participer à ce genre d’événements. Le Sénégal a manqué la FIBA Women’s Basketball World Cup 2014. Ce serait donc un énorme soulagement d’y prendre part à nouveau.

FIBA

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