Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Le prochain Tour cycliste du Sénégal (16e édition) se tiendra du 22 au 29 avril 2017 et le parcours a été tracé et comprendra six étapes en ligne, un circuit fermé et un critérium final. La nouveauté de cette 16e édition est qu’il n’y aura pas de transbordement ni de journée de repos. Ce sera une semaine non-stop de course pour 1108 km au total.

Sitôt le Tour 2016 terminé, les organisateurs de cette course cycliste internationale se sont mis à la tâche pour préparer la prochaine édition qui va connaître des améliorations dans les étapes mais aussi de la configuration des équipes qui vont la composer. Le directeur du Tour, Michel Thioub, qui est également président de la Fédération sénégalaise de cyclisme, a indiqué à ce sujet qu’il s’agit de rectifier certaines anomalies.

« Par exemple quand une course par étape n’arrive pas à dix jours, on n’a pas droit au jour de repos ; c’est après dix jours de course qu’on peut observer un jour de repos. Mais pour une course de sept ou huit étapes, l’Union cycliste internationale ne nous autorise pas à prendre des jours de repos. S’agissant des transbordements, quand il y en a, souvent il y a des retards et le commissaire de l’Uci peut ne pas les pardonner. Donc c’est pour éviter ces retards qu’on a supprimé les transbordements. Car nous avons constaté que si on donne le départ réel dans une ville où on a passé la nuit, il y a peu de chance qu’on parte en retard. Donc on préfère faire les transbordements après les étapes. Ainsi les coureurs vont mieux récupérer pour mieux aborder l’étape suivante. Si les transbordements sont longs, les coureurs vont avoir des difficultés de même que nous aussi car ça bouffe énormément de carburant », a souligné le directeur du Tour.

Changements dans les étapes

L’année prochaine, avec les changements apportés à la carte du Tour, il s’agira d’explorer la route des Niayes. C’est-à-dire en partance de Dakar, la caravane passe du côté du km 50, Bayakh, Mboro pour ressortir du côté de Tivavouane et descendre jusqu’à Thiès ; et au lieu de faire l’arrivée sur la Promenade des Thiès les organisateurs projettent de la faire du côté de Nguinth en passant par la voie de contournement. En fait, selon Michel Thioub, il s’agit ici d’exploiter toujours les belles routes. « La chance que nous avons au Sénégal, c’est qu’il y a beaucoup de belles routes. Parce que l’année dernière, on a eu beaucoup de difficultés pour entrer à Thiès à cause des embouteillages. Donc si nous éliminons le tronçon gare routière-hôtel de ville, nous n’aurons pas de problèmes », a-t-il poursuivi.

En somme il semble que les leçons de 2016 ont été bien retenues pour rectifier beaucoup de choses en évitant les lieux où il y a beaucoup de circulation. « On ne veut plus le revivre ce qui nous est arrivé à Saint-Louis et à Thiès. On a donc pris nos précautions. Tout ça c’est pour ne pas avoir à annuler des étapes comme ce fut le cas avec l’arrivée de l’étape de Fatick.

Les coureurs se sont tellement donnés pour arriver et pour 500 ou 800 m on annule l’étape ; ce n’était pas normal. Et quand on annule une étape, les coureurs n’ont pas leurs primes ; ça m’a aidé car je n’avais pas beaucoup d’argent, mais les coureurs ont été pénalisés et cela m’a énervé. Quand une étape est annulée, tout est annulé. C’est malheureux donc pour les coureurs car il fallait être au virage de Fatick pour voir comment ils l’ont abordé avec hargne pour vouloir gagner. Ils viennent, ils se trompent ils vont en ville à cause de deux ou trois mètres. On va donc étudier toutes les erreurs passées pour rectifier le tir », a-t-il promis. Toujours, pour cette édition 2017, les organisateurs réfléchissent actuellement sur le nombre d’équipes à inviter sur le Tour. Des équipes de 8 ou de 6 ? La question taraude l’esprit du directeur du Tour d’autant plus qu’il faudra aussi songer au nombre d’équipes à inviter. « C’est une réflexion que nous sommes en train de mener car les Tours peuvent se ressembler sur le papier, mais ce sont les équipes pratiquement qui font la course. Car rien que dans cette période de septembre-octobre beaucoup de Tours africains se disputent come celui de Côte d’Ivoire, le trophée Chantal Biya, le Tour du Faso. Ces coureurs vont ensuite observer un break pour se reposer un peu. Ce qui n’est pas le cas des coureurs sénégalais qui se morfondent actuellement à Dakar », a-t-il déploré.



//

C’est vrai que le Sénégal a quelques individualités comme le jeune Bécaye Traoré mais, a reconnu Michel Thioub, une seule hirondelle ne fait pas le printemps. « Le cyclisme est une course individuelle qui se fait par équipe. Il suffit qu’un leader sénégalais soit esseulé dans une bordure face à une équipe marocaine très forte, il va exploser au bout de quelques kilomètres. C’est ce qui est arrivé à Bécaye Traoré lors de la dernière édition. Je crois qu’on doit expliquer aux Sénégalais la technique du vélo afin qu’on sache ce que c’est la bordure, l’éventail, etc. Cette année, il y a 8 grandes compétitions Uci/Africa Tour. Le Sénégal fait partie des 8 compétitions. Si on arrivait à faire ces 8 compétitions on aurait eu peut-être un jour la chance d’aller aux championnats du monde ou aux jeux olympiques. Mais nous ne pourrons jamais y aller car, au préalable, il faut faire des compétitions qui comportent des points qui seront additionnés. Ceux qui ont le plus de points seront qualifiés », a déclaré Michel Thioub.

Lesoleil

Categories: Autres sports, CYCLISME, une

Comments are closed.

  • Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

    Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

  • 2002 FIFA World Cup Korea Japan